De graves pénuries de matériel médical empêchent les hôpitaux et centres de santé de fonctionner pleinement dans la bande de Ghaza, a alerté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vendredi, dénonçant les restrictions des forces d’occupation sionistes sur l’entrée de ces fournitures essentielles.
Lors d’un point presse à Genève, la représentante de l’OMS dans l’Etat de Palestine, Reinhilde Van de Weerdt, a expliqué que 53% des hôpitaux et 58% des centres de santé sont opérationnels mais que partiellement.
C’est en grande partie parce « qu’ils sont confrontés à des pénuries critiques de médicaments et de matériel médical », a-t-elle expliqué.
« Cela doit changer.
Nous parlons de fournitures médicales reconnues au niveau international.
Elles doivent être traitées comme telles », a-t-elle affirmé, soulignant que « les procédures bureaucratiques et les restrictions d’accès aux médicaments et fournitures essentiels reconnus au niveau international doivent être levées ».
« En Jordanie, un hôpital préfabriqué attend depuis des mois de pouvoir faire entrer dans la bande de Ghaza du matériel de laboratoire, des réactifs, des concentrateurs d’oxygène et du matériel orthopédique », a-t-elle détaillé.
« Sans équipements de laboratoire et sans réactifs, nous ne pouvons pas diagnostiquer les maladies ni détecter les flambées épidémiques potentielles » et « sans concentrateurs d’oxygène, les patients en état critique mourront tout simplement », a-t-elle alerté.
Selon l’OMS, plus de 43.000 personnes dans la bande de Ghaza, dont 10.000 enfants, ont subi des blessures nécessitant rééducation, prothèses et dispositifs d’assistance sur le long terme.
