L’exploitation des technologies numériques dans la conservation et la gestion du patrimoine culturel afin de préserver la mémoire nationale a été mise en avant par les participants à une conférence académique animée, dimanche à Ghardaïa, dans le cadre de la célébration du mois du patrimoine (18 avril-18 mai).
Les intervenants ont plaidé pour une stratégie visant à prévenir l’altération de l’héritage urbanistique de la vallée du M’zab contre l’urbanisation moderne anarchique, notamment avec la demande accrue de la population sur le logement et les services, et ce dans un but de préserver le legs matériel, en exploitant les nouvelles technologies numériques.
A ce sujet, l’architecte Riyad Ferhati, enseignant à l’université de Blida, a focalisé son intervention sur la nécessaire sauvegarde du patrimoine et cachet architectural de la région à travers sa préservation de la pression d’urbanisation et des mutations sociales, notamment les nouvelles constructions modernes qui risquent à long terme de dissiper le modèle oasien typique à la vallée du M’zab.
Il a suggéré, face à cette situation, la recherche d’un équilibre durable entre le développement local inévitable et la préservation du patrimoine, et ce à travers l’encouragement du tourisme culturel, l’adaptation des lois et des stratégies de développement respectant l’identité de l’espace tout en en répondant aux besoins de la population.
Dans son exposé intitulé « Rôle de la société civile dans la préservation du patrimoine oasien », l’expert en développement local, Hadj Mohamed Hamouda, a mis en valeur la mission primordiale de la société civile dans la conscientisation de la population sur l’importance de la préservation du legs de la région, en appui aux efforts des autorités locales et experts visant la préservation du système oasien et du cachet architectural de la région.
Initiée par l’Office de protection et de promotion de la vallée du M’zab, cette rencontre académique a pour but de valoriser l’usage de technologie numérique dans la préservation du patrimoine culturel et de la mémoire nationale, notamment dans les zones classées par l’UNESCO.
Elle tend également à asseoir des méthodes de gouvernance beaucoup plus participatives, à renforcer les échanges d’expériences entre spécialistes etù à suggérer des solutions conciliant les exigences du développement local et la préservation de l’identité culturelle, selon les organisateurs.
Ghardaïa : Appel à l’exploitation du numérique pour la préservation du patrimoine culturel
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