Les participants à une journée d’étude sur « La modernisation du patrimoine culturel documentaire », tenue mardi à Sidi Bel-Abbes, ont affirmé que la numérisation de ce patrimoine est devenue un « véritable rempart » pour la protection de l’identité nationale et une nécessité impérieuse pour accompagner les mutations numériques mondiales.
Intervenant lors de cette rencontre, le chef du département des sciences humaines à l’Université Djillali-Liabès, Abdelkader Beldja a souligné que le choix du thème, coïncidant avec le Mois du Patrimoine, confirme que « le patrimoine n’est pas seulement un passé dont nous sommes fiers, mais un capital de connaissances qui doit être investi numériquement afin d’être accessible aux chercheurs et aux étudiants selon les normes internationales en vigueur ».
Dans le même contexte, Omar Benaradj, responsable de la filière bibliothéconomie au sein de la même université, a indiqué que le défi actuel réside dans « l’équilibre entre la préservation de l’authenticité du document papier et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’archivage, afin de permettre aux bibliothèques algériennes de promouvoir leurs fonds documentaires et de faire connaître les trésors culturels dont regorge le pays ».
De son côté, Warda Hakimi, directrice de la Bibliothèque principale de lecture publique « Moudjahid Mohamed El Kabbati », qui a accueilli la rencontre, a expliqué que cette journée d’étude scientifique vise à « créer des passerelles entre les méthodes traditionnelles de conservation des manuscrits et les techniques modernes, pour garantir une transition fluide de la mémoire, des étagères de papier vers les espaces numériques ouverts ».
Les participants, venus des universités de Batna, Guelma, Mascara et Tizi Ouzou, ont plaidé à l’unanimité pour l’adoption de normes internationales dans la modernisation et la numérisation du patrimoine culturel documentaire.
Ils ont souligné que cette démarche « donnera au manuscrit algérien une visibilité mondiale et le fera sortir de la sphère locale vers l’universalité ».
A noter que ce rendez-vous scientifique, organisé à l’initiative de la Faculté des sciences humaines et sociales de l’Université Djillali-Liabès de Sidi Bel-Abbes, en coordination avec la Bibliothèque principale de lecture publique, a été marqué par la présentation d’expériences de terrain réussies en matière de protection des manuscrits, dont celle du Centre national des manuscrits d’Adrar qui a illustré les efforts consentis pour protéger le manuscrit de la détérioration et de la perte grâce à la numérisation.
Sidi Bel-Abbes : l’importance de la numérisation du patrimoine culturel documentaire dans la protection de l’identité nationale soulignée
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