Au total 350 enfants palestiniens croupissent dans les geôles de l’entité sioniste, depuis le début de l’agression contre la bande de Ghaza, le 7 octobre 2023, a rapporté dimanche l’agence de presse Wafa, reprenant les statistiques des organisations palestiniennes en charge du suivi de l’affaire des détenus.
Dans un rapport publié dimanche, à l’occasion de la Journée des enfants palestiniens, la Commission pour les affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens, ainsi que la Fondation Addameer pour la prise en charge des prisonniers et les droits de l’Homme, ont indiqué qu' »il y a aujourd’hui dans les prisons d’occupation environ 350 enfants palestiniens ».
Notant que l’enfance palestinienne n’était jamais hors du champ du ciblage, mais était plutôt placé au cœur des politiques d’oppression et de contrôle comme objectif direct, les organisations palestiniennes ont relevé que « l’arrestation d’enfants palestiniens n’est pas un cas exceptionnel ou le résultat de circonstances d’urgence, mais plutôt une politique systématique et profondément enracinée qui s’est poursuivie au fil des ans, reflétant une volonté claire de soumettre toute une génération grâce aux outils de la répression organisée ».
Elles ont affirmé, à ce sujet, que « depuis le début de l’agression génocidaire, les autorités d’occupation ont arrêté, dans le cadre d’une vaste campagne ciblant les enfants, 1.700 en Cisjordanie occupée ».
Peine de mort pour les détenus palestiniens : sit-in de protestation en Cisjordanie occupée
Des responsables locaux, d’anciens prisonniers et des familles de détenus ont participé lundi à un sit-in au centre-ville d’Aréha, en Cisjordanie occupée, pour dénoncer l’adoption par l’entité sioniste d’une loi instaurant la peine de mort pour les prisonniers palestiniens, a rapporté l’agence de presse Wafa. Prenant la parole à cette occasion, le gouverneur d’Aréha et de la vallée du Jourdain, Hussein Hamaïl, a estimé que « les réactions internationales à ce projet ne sont pas à la hauteur », appelant la communauté internationale à « assumer ses responsabilités pour mettre fin à ces violations et en poursuivre les auteurs ». De son côté, le directeur du Club des prisonniers à Aréha, Aïd Barahma a affirmé que « ces mobilisations réaffirment le droit des détenus à la vie et à la dignité, et mettent en lumière les violations commises par l’occupation » sioniste. L’adoption par l’entité sioniste de cette loi a suscité, pour rappel, une vague d’indignation en Palestine et à l’International. En Palestine, une grève générale a été observée, mercredi dernier, à travers les gouvernorats de la Cisjordanie occupée, appelant à la suppression immédiate de cette loi.
Cisjordanie occupée : 15 Palestiniens arrêtés par les forces sionistes en 24 heures
Au moins 15 Palestiniens ont été arrêtés par les forces de l’occupation sioniste en 24 heures en Cisjordanie occupée, dont des enfants et d’anciens prisonniers, a indiqué lundi le Bureau d’information des prisonniers.
Les arrestations ont eu lieu notamment dans les gouvernorats de Ramallah, Qalqiliya et El-Khalil, a précisé le Bureau, dans un communiqué.
Elles sont accompagnées d’intimidations, d’agressions sur les détenus et leurs familles, de tirs directs avec l’intention de tuer, d’utilisation des détenus comme otages, ainsi que de sabotages et de destructions dans les maisons des citoyens, a noté la même source. La Commission pour les affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens ont affirmé que les forces d’occupation sionistes ne font aucune distinction entre les différentes catégories de la société palestinienne.
Le nombre total des arrestations, depuis le 7 octobre 2023, s’est élevé à plus de 22.000 en Cisjordanie occupée, y compris à El-Qods occupée, note le communiqué.
