Le Syndicat des journalistes palestiniens a affirmé, dimanche, que la liberté de la presse en Palestine « n’est pas un slogan, mais un combat quotidien » face aux violations et agressions continues de l’occupation sioniste, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.
Le syndicat a indiqué à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, qu’il assume ses responsabilités nationales et professionnelles, rappelant « les sacrifices des journalistes palestiniens qui ont payé un lourd tribut pour défendre la vérité dans un contexte exceptionnel où la parole et l’image sont prises pour cible, et où les journalistes sont poursuivis pour le simple exercice de leur métier ». Il a souligné que les journalistes « font face à une recrudescence des attaques directes, à des restrictions de couverture, ainsi qu’à des arrestations et des assassinats dans l’exercice de leur mission ». Le syndicat a rendu hommage, par la même, aux journalistes martyrs, aux détenus et aux blessés, ainsi qu’à tous ceux qui continuent de porter le message de la parole libre malgré les dangers, affirmant que « ces crimes ne les dissuaderont pas d’accomplir leur devoir professionnel et national ».
Le syndicat a également tenu la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains, pour responsables de leurs obligations juridiques et morales en matière de protection des journalistes palestiniens, appelant à la poursuite des auteurs de ces crimes et à la fin de l’impunité.
Il a, en outre, appelé le peuple palestinien, les journalistes et l’ensemble des forces nationales et des organisations de la société civile à participer massivement aux actions et rassemblements de solidarité, et à s’unir dans la défense de la liberté de la presse et du droit du peuple palestinien à faire entendre sa voix au monde.
Agression sioniste contre Ghaza : plus de 260 journalistes palestiniens tombés en martyrs
Plus de 260 journalistes palestiniens sont tombés en martyrs et plus de 240 autres ont été arrêtés et détenus durant l’agression génocidaire sioniste sur la bande de Ghaza, ont indiqué, dimanche, la Commission des affaires des prisonniers et ex-prisonniers, le Club des prisonniers palestiniens et la Fondation Addameer pour le soutien des prisonniers et les droits de l’homme, dans un communiqué conjoint.
A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, les trois organisations ont relevé que l’occupation sioniste a intensifié son ciblage systématique des journalistes tout au long de près de trois années de génocide continu contre le peuple palestinien, dans le cadre d’une politique intégrée visant à faire taire la voix palestinienne et à occulter la vérité.
Ce ciblage comprend des assassinats directs, des arrestations arbitraires, ainsi que des poursuites et menaces systématiques, consacrant ainsi l’une des périodes les plus sanglantes de l’histoire du journalisme palestinien.
Elles ont précisé que parmi les journalistes détenus figurent quatre femmes, dont la journaliste Islam Amarna, arrêtée dimanche matin au camp de Dheisheh à Beit Lehm, dans le cadre de la poursuite de la politique de ciblage des journalistes. Elle est la sœur du journaliste Ousseyd Amarna, placé en détention administrative.
Elles ont ajouté qu’au moins 14 journalistes de Ghaza sont toujours détenus, tandis que deux autres journalistes de l’enclave palestinienne, Nidal Al-Wahidi et Haitham Abdel Wahed, restent victimes de disparition forcée, dans une violation grave du droit international et du droit international humanitaire, révélant une volonté de dissimuler leur sort.
Dans un nouveau crime venant s’ajouter au registre des violations commises dans les prisons sionistes, le journaliste Marwan Herzallah est tombé en martyr en mars 2026 à l’intérieur de la prison de Megiddo, en raison d’une politique de « mise à mort lente » par privation délibérée de soins médicaux, et ce malgré son état de santé connu, lui qui avait auparavant subi une blessure ayant conduit à l’amputation de l’une de ses jambes.
Génocide sioniste à Ghaza: plus de 64.000 enfants sont devenus orphelins
Plus de 64.000 enfants dans la bande de Ghaza ont été devenus orphelins par plus de deux ans d’agression sioniste génocidaire contre l’enclave palestinienne, révèle le ministère palestinien du Développement social. Selon le ministère, le nombre des orphelins à Ghaza a atteint les 64 616.
La plupart ont perdu un voire deux parents depuis le début de l’agression sioniste génocidaire en octobre 2023.
En plus de la perte des parents, les enfants de Ghaza doivent faire face à des conditions de vie extrêmement difficiles dont le déplacement forcé, la perte de logement, l’interruption des services de santé et d’éducation, ainsi qu’une grave pénurie de nourriture et de médicaments, dans un contexte d’effondrement quasi total des infrastructures.
« La destruction des foyers de l’enfance a entraîné la dispersion des orphelins entre des centres d’accueil temporaires et des abris manquant des conditions de stabilité les plus élémentaires, tandis que les restrictions et la fermeture des points de passage entravent l’acheminement de l’aide », a indiqué la porte-parole du ministère, Aziza al-Kahlout. De son côté, le directeur général des projets de l’association caritative Al-Baraka, Raafat Janina, a précisé que les institutions en charge des orphelins font face à d’importantes difficultés en raison de l’augmentation rapide de leur nombre et du manque de financement extérieur.
Il a lancé, à ce titre, un appel urgent à la communauté internationale pour « assurer des allocations mensuelles, réhabiliter les institutions éducatives et lancer des programmes de soutien psychologique pour aider les enfants à surmonter les traumatismes ».
Nouvelle marche de solidarité avec la Palestine à Bruxelles le 17 mai
Une nouvelle marche nationale de solidarité avec la Palestine sera organisée le 17 mai à Bruxelles, annoncent plusieurs organisations belges de la société civile.
Parmi les initiateurs figure la branche belge de l’ONG Amnesty international qui a appelé les bruxellois à rejoindre sa délégation pour « porter la voix des droits humains ».
Le rassemblement est prévu en début d’après-midi devant la Tour Luminus. Le cortège s’élancera en direction de la place Jean Rey.
« Le 17 mai 2026, nous nous mobilisons face à la dépossession et à la violence qui frappent le peuple palestinien depuis 1948 et qui s’étendent aujourd’hui au Liban », écrit cette ONG dans son appel à la participation à cette marche.
Selon Amnesty international, le génocide sioniste en cours à Ghaza « s’inscrit dans la longue histoire de dépossession commencée avec la Nakba de 1948 ».
« Ce n’est pas un chapitre clos, mais un processus en cours de colonisation, d’apartheid et de déni des droits fondamentaux qui continue de se dérouler sous nos yeux », déplore-t-elle.
Face à l’impunité dont bénéficie l’entité sioniste, cette organisation de défense des droits de l’homme exige « des mesures concrètes de la part de la Belgique et de l’Union européenne ».
« Nous demandons la suspension immédiate de l’Accord d’association UE-(entité sioniste), l’imposition d’un embargo militaire global et complet, ainsi que l’interdiction de tout commerce avec les colonies illégales », plaide-t-elle.
L’ONG demande également « la libération des prisonniers palestiniens détenus arbitrairement et la dénonciation du système carcéral (sioniste) raciste, incluant le récent projet de loi sur la peine de mort ».
Elle exhorte, dans ce contexte, les Belges à afficher leur « détermination » pour « montrer que la société civile refuse la normalisation de l’apartheid et de l’occupation ».
Ces manifestations rassemblent régulièrement des milliers de personnes et près d’une centaine d’associations, syndicats et ONG, pour maintenir la pression sur le gouvernement belge et l’UE afin d’obtenir un embargo militaire, une suspension de l’accord d’association et une reconnaissance de l’Etat palestinien.
Agression sioniste contre Ghaza : évacuation des malades et des blessés via le poste frontalier de Rafah
Le Croissant-Rouge palestinien a annoncé, dimanche, l’évacuation de 152 personnes, entre malades et blessés et leurs accompagnateurs, via le poste frontalier de Rafah, en coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et en coopération avec les autorités compétentes.
Le Croissant-Rouge palestinien a précisé dans un communiqué, que ses ambulances ont assuré le transfert des bénéficiaires et sécurisé leur arrivée, dans le cadre des efforts continus visant à faciliter le déplacement des malades, des blessés et de leurs accompagnateurs, afin de leur permettre de recevoir des soins à l’extérieur de la bande de Ghaza.
Selon la même source, les équipes ont également pris en charge les voyageurs à leur arrivée et les ont regroupés à l’hôpital de rééducation relevant du Croissant-Rouge palestinien à Khan Younes, en vue de finaliser les procédures nécessaires et de les acheminer vers le poste frontalier conformément aux dispositions en vigueur.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts humanitaires soutenus déployés par les équipes médicales pour atténuer les souffrances des malades et des blessés, et pour garantir des passages sûrs leur permettant d’accéder à des centres de soins en dehors de la bande de Ghaza, dans un contexte marqué par des défis persistants sur le terrain.
