L’écosystème algérien de l’innovation connaît une nouvelle impulsion avec le lancement à Alger d’un atelier consultatif consacré à la commercialisation de la propriété intellectuelle.
Organisée par le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises en partenariat avec le département américain du Commerce, cette initiative traduit la volonté commune des deux pays de soutenir l’innovation et d’accompagner l’émergence d’une économie fondée sur le savoir et la technologie.
Accueilli au siège de l’accélérateur public Algeria Venture, cet atelier de trois jours rassemble des représentants d’incubateurs universitaires, des porteurs de projets innovants, des start-up ainsi que différents acteurs impliqués dans la promotion de l’entrepreneuriat technologique.
Les travaux portent principalement sur les mécanismes de protection des technologies émergentes, les procédures de valorisation des résultats de la recherche et les moyens de favoriser un transfert efficace des innovations vers le tissu économique national.
Lors de l’ouverture de cette rencontre, le ministre Noureddine Ouadah a souligné l’importance stratégique de la propriété intellectuelle dans la construction d’une économie moderne. Selon lui, la capacité à protéger les innovations constitue aujourd’hui un facteur essentiel pour encourager l’investissement, stimuler la créativité et renforcer la compétitivité des entreprises technologiques.
Le ministre a rappelé que l’Algérie a engagé plusieurs réformes destinées à créer un environnement favorable aux start-up et à soutenir les jeunes talents porteurs de solutions innovantes.
Dans ce contexte, la protection des brevets, des inventions et des technologies apparaît comme un élément fondamental pour assurer la pérennité des projets et attirer davantage d’investissements.
L’atelier marque également le lancement d’une nouvelle phase de coopération entre Algeria Venture et le Programme de développement du droit commercial américain.
Cette collaboration devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2026 à travers plusieurs activités de formation, d’accompagnement et de partage d’expertise.
Les experts mobilisés dans le cadre de ce programme apporteront leur expérience dans les domaines liés à la valorisation économique de l’innovation et au transfert technologique, deux enjeux majeurs pour les économies en transition numérique.
De son côté, le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Algérie a salué les progrès remarquables réalisés par le pays dans les domaines des technologies, de l’innovation et de l’entrepreneuriat.
Il a souligné que la coopération bilatérale continue de se développer dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment la formation, le commerce et le soutien aux initiatives innovantes.
Cette rencontre reflète l’ambition de l’Algérie de bâtir une économie plus diversifiée et moins dépendante des ressources traditionnelles.
En encourageant la création de valeur à partir de la connaissance, les autorités misent sur l’émergence d’un tissu économique capable de relever les défis de la compétitivité mondiale.
À travers ce partenariat, l’Algérie confirme ainsi sa volonté de faire de l’innovation un moteur central de son développement économique et de renforcer son intégration dans les nouvelles dynamiques technologiques internationales.
Par Abed Meghit
