Conférence internationale du travail : L’Algérie renforce son partenariat avec l’OIT pour accompagner le développement africain

dknews
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En marge des travaux de la 114e session de la Conférence internationale du travail qui
se déroule à Genève, l’Algérie a réaffirmé sa volonté de jouer un rôle moteur dans le renforcement des capacités institutionnelles africaines et dans la promotion d’un modèle
de coopération fondé sur le partage des compétences et l’échange d’expertises.

C’est dans cette perspective que le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, s’est entretenu avec Gilbert Houngbo, directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Cette rencontre de haut niveau a permis aux deux parties de passer en revue l’état de la coopération entre l’Algérie et l’organisation internationale, tout en explorant de nouvelles perspectives susceptibles de renforcer les liens existants dans plusieurs domaines stratégiques.
Au cours des échanges, le ministre a mis en avant l’expérience algérienne en matière de dialogue social, souvent citée comme un modèle reposant sur la concertation permanente entre les partenaires sociaux, les représentants des travailleurs et les employeurs.
Cette approche a permis, au fil des années, de préserver la stabilité sociale tout en favorisant un climat propice au développement économique.
Abdelhak Saihi a également insisté sur les acquis réalisés par l’Algérie dans le domaine de la sécurité sociale, un secteur qui constitue aujourd’hui l’un des piliers du système national de protection sociale.
Il a rappelé que l’expérience accumulée dans ce domaine peut être mise au service des pays africains désireux de moderniser leurs propres dispositifs institutionnels.
Dans cette optique, l’Algérie entend poursuivre les programmes de formation destinés aux cadres africains à travers l’Ecole supérieure de la sécurité sociale.
Cet établissement est appelé à jouer un rôle croissant dans la diffusion des compétences et des bonnes pratiques en matière de gestion de la protection sociale.
Le ministre a souligné que cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision de coopération Sud-Sud défendue par l’Algérie, laquelle privilégie le partage d’expériences réussies et l’accompagnement des partenaires africains dans leurs efforts de développement institutionnel. Pour sa part, Gilbert Houngbo a salué les progrès réalisés par l’Algérie dans plusieurs secteurs liés au travail et à la protection sociale.
Revenant sur sa visite effectuée en Algérie en 2024, il a souligné les capacités dont dispose l’École supérieure de la sécurité sociale pour devenir un véritable centre africain de référence dans la formation spécialisée.
Le responsable de l’OIT a également insisté sur l’importance de renforcer la coopération dans le domaine des statistiques du travail, un outil essentiel pour accompagner les politiques publiques et répondre efficacement aux mutations économiques contemporaines.
Parmi les propositions présentées lors de cette rencontre figure la création d’un forum africain consacré à la législation du travail.
Cette initiative ambitionne de réunir experts, responsables gouvernementaux et spécialistes afin d’échanger autour des meilleures pratiques et d’adapter les cadres juridiques aux nouvelles réalités économiques du continent.
Les discussions ont également porté sur les possibilités de coopération entre les structures algériennes de formation et le centre international de formation de l’OIT à Turin. Cette synergie permettrait de renforcer davantage les compétences des cadres africains et de favoriser l’émergence d’un réseau continental d’expertise dans les domaines du travail, de l’emploi et de la protection sociale. Au-delà des aspects techniques, cette rencontre confirme la place croissante occupée par l’Algérie dans les initiatives africaines de développement humain et institutionnel.
Grâce à son expérience reconnue et à ses capacités de formation, le pays ambitionne de contribuer activement à l’émergence d’institutions plus performantes au service des populations africaines.
La rencontre de Genève illustre ainsi la volonté commune de l’Algérie et de l’OIT d’approfondir leur partenariat, de multiplier les échanges d’expériences et de construire ensemble des solutions innovantes répondant aux défis du travail, de l’emploi et de la protection sociale sur le continent africain.

Par Abed MEGHIT

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