L’Algérie a réitéré avec fermeté sa position constante concernant la question du Sahara occidental lors des travaux du séminaire régional annuel des Nations unies sur la décolonisation, organisé à Managua, au Nicaragua, réaffirmant son attachement à une solution juste, durable et conforme à la légalité internationale garantissant au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination.
Intervenant au nom de la délégation algérienne, le représentant permanent adjoint de l’Algérie auprès de l’ONU, Toufik Koudri, a rappelé que le Sahara occidental demeure inscrit sur la liste des territoires non autonomes relevant du processus onusien de décolonisation, soulignant qu’il s’agit du dernier territoire africain concerné par cette question au sein du Comité spécial des Nations unies chargé de la décolonisation.
Au cours des débats, le diplomate algérien a réfuté les thèses défendues par le Maroc concernant le dossier sahraoui, estimant que les résolutions adoptées par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations unies consacrent clairement le droit du peuple sahraoui à décider librement de son avenir à travers un processus d’autodétermination conforme aux principes de la Charte des Nations unies.
Le représentant algérien a insisté sur le fait que toutes les initiatives engagées sous l’égide des Nations unies ont toujours reposé sur ce principe fondamental de décolonisation, considéré comme la base juridique incontournable de tout règlement définitif du conflit.
Selon lui, aucune situation imposée sur le terrain ni aucune tentative de fait accompli ne saurait se substituer à la légitimité internationale reconnue par les Nations unies.
Abordant les derniers développements liés au dossier du Sahara occidental, Toufik Koudri a salué la reprise des pourparlers directs entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide des Nations unies et avec l’appui des États-Unis d’Amérique.
Il a rappelé que l’Algérie avait toujours soutenu le principe du dialogue direct entre les deux parties au conflit, tout en participant aux discussions en qualité de pays voisin observateur aux côtés de la Mauritanie.
Le chef de la délégation algérienne a également souligné que cette reprise du dialogue marque une nouvelle étape diplomatique susceptible de relancer les efforts internationaux en faveur d’un règlement pacifique et consensuel de la question sahraouie.
Il a estimé que ce retour aux négociations directes démontre que seule la voie politique encadrée par les Nations unies demeure en mesure d’aboutir à une solution crédible et durable.
L’Algérie a enfin réaffirmé sa disponibilité à soutenir toutes les initiatives sincères visant à parvenir à un règlement pacifique garantissant les droits du peuple sahraoui dans le respect strict de la légalité internationale et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations unies.
En conclusion, le représentant algérien a insisté sur le fait que l’avenir du Sahara occidental doit être déterminé exclusivement par le peuple sahraoui lui-même, dans le cadre d’une solution mutuellement acceptable entre les parties concernées et conforme aux principes fondamentaux du droit international et de la décolonisation.
Abed MEGHIT
