Le bureau du représentant de l’Union européenne (UE) en Palestine occupée s’est alarmé vendredi de la situation des Palestiniens à Al Qods-Est occupé, dénonçant une « dangereuse escalade » des expulsions forcées et des démolitions dans le quartier de Silwan, rapporte l’agence palestinienne d’information Wafa.
Dans un communiqué publié en coordination avec les chefs des missions européennes à Al-Qods et à Ramallah, l’UE a indiqué que plus de 50 familles palestiniennes, soit environ 300 personnes, avaient été expulsées de leurs maisons au cours des 18 derniers mois dans les secteurs de Batn al-Hawa et Al-Bustan.
Le communiqué précise qu’environ 200 habitations restent menacées d’expulsion ou de démolition imminente dans ces deux quartiers.
L’UE a réaffirmé, à ce titre, son opposition à la politique de colonisation sioniste à Al-Qods-Est et dans ses environs, rappelant qu’elle est considérée comme illégale au regard du droit international. Le texte souligne également que les lois sioniste ne dispensent pas l’entité de ses obligations en tant que puissance occupante, notamment celle de protéger la population palestinienne vivant dans les territoires occupés.
Selon l’UE, les mesures unilatérales telles que les transferts forcés, expulsions, démolitions et confiscations de logements ne feront qu’aggraver les tensions déjà existantes et accroître les souffrances humanitaires.
L’UE a enjoint les autorités sionistes à mettre un terme à ces pratiques et à respecter pleinement leurs obligations en vertu du droit international.
Le projet sioniste de prendre le contrôle de 70% de la bande de Ghaza aggravera les souffrances des enfants (UNICEF)
Le projet de l’entité sioniste visant à prendre le contrôle de 70% de la bande de Ghaza ne ferait qu’aggraver les souffrances des enfants, déjà durement touchés par des maladies liées à une surpopulation extrême, a averti vendredi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).
Aujourd’hui, « la population est entassée sur environ 40% de l’espace qui lui reste, trouvant refuge au milieu de bâtiments détruits, de gravats et d’une accumulation croissante de déchets solides (…) et il ne reste plus aucun espace accessible pour les évacuer », a déclaré à des journalistes à Genève le porte-parole de l’Unicef, Salim Oweis, s’exprimant depuis Ghaza.
Selon le représentant de l’UNICEF, « les conséquences sont largement visibles: des enfants souffrent d’infections respiratoires, de diarrhées aiguës, et plus de la moitié des foyers signalent des maladies de la peau ». « Les puces, les poux et la gale sont monnaie courante », a détaillé M. Oweis, évoquant de nombreux cas de rats mordant des enfants après s’être introduits dans des tentes et abris où vivent les centaines de milliers de déplacés.
Par ailleurs, « un nombre croissant d’enfants nécessitent une hospitalisation, alors qu’il n’existe plus un seul hôpital pleinement opérationnel dans toute la bande de Ghaza ».
Qualifiant la situation de « désastreuse », le porte-parole a rappelé que la surpopulation « favorise davantage la propagation des maladies, met les infrastructures sous pression et réduit les services disponibles ».
Si l’entité sioniste étend son emprise territoriale, cela « signifiera que nous perdrons l’accès à certains points de service, mais aussi à certaines zones difficiles d’accès » et « cela ne fera qu’accroître les souffrances des enfants », a-t-il prévenu.
Avant même le début de l’agression sioniste génocidaire contre l’enclave palestinienne en octobre 2023, ce territoire exigu de 360 km2 souffrait de surpopulation.
Ravagé par ce conflit, la bande de Ghaza est confrontée désormais à de graves pénuries de nourriture, d’eau et d’infrastructures d’hygiène, une situation qui affecte particulièrement les enfants.
