Collecte des peaux de moutons : Une mobilisation nationale au service de l’économie circulaire

dknews
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La campagne nationale de collecte des peaux de moutons sacrifiés durant l’Aïd El-Adha se poursuit à travers les différentes wilayas du pays dans une dynamique marquée par une organisation renforcée, une mobilisation multisectorielle et une implication croissante des citoyens.

Lancée sous le slogan « Du sacrifice à l’usine… la peau est une valeur à ne pas gaspiller », cette opération ambitionne de transformer une matière souvent négligée en véritable ressource économique au service de l’industrie nationale.

Depuis le lancement officiel de la campagne, les points de collecte aménagés à travers le pays enregistrent une activité soutenue grâce à la mobilisation des autorités locales, des services techniques, des associations et des équipes de terrain chargées de la récupération, du transport et de l’orientation des peaux vers les unités de transformation.

Le ministère de l’Industrie a souligné l’amélioration notable du déroulement de cette campagne par rapport aux années précédentes.

Cette évolution est attribuée à une meilleure coordination entre les différents intervenants, à l’organisation logistique mise en place ainsi qu’aux efforts de sensibilisation menés auprès des citoyens afin d’encourager le tri et la valorisation des peaux de moutons.

Selon les responsables du secteur, cette initiative dépasse désormais le simple cadre de la collecte pour s’inscrire dans une vision économique et environnementale plus large fondée sur les principes de l’économie circulaire.

L’objectif consiste à réduire le gaspillage, soutenir l’industrie locale du cuir et limiter les importations de matières premières destinées aux unités nationales de transformation.

Les responsables du groupe public des textiles et cuirs GETEX ont fait état d’un engouement remarquable des citoyens pour cette opération, favorisé par les campagnes de sensibilisation déployées dans les différentes wilayas.

Les équipes de collecte poursuivent leur travail dans des conditions organisationnelles rigoureuses afin d’assurer le traitement optimal des peaux récupérées.

La diversité des races ovines, locales et importées, constitue selon les spécialistes une opportunité importante pour l’industrie nationale du cuir.

Les peaux fines pourront être destinées à la fabrication de vêtements et de produits haut de gamme, tandis que les peaux plus épaisses seront exploitées dans l’industrie de la chaussure et d’autres activités manufacturières.

Cette richesse permettra également de constituer une base de données technique et industrielle précieuse destinée à mieux évaluer les caractéristiques des peaux collectées et à élaborer de futures stratégies de développement de la filière du cuir et de la laine en Algérie.

Dans cette perspective, plusieurs secteurs ont été associés cette année à la commission nationale multisectorielle chargée du suivi de la campagne.

Les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que celui de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises participent désormais à cette démarche afin d’encourager les projets innovants liés à la valorisation des peaux non exploitables industriellement.

Cette ouverture vers les universités et les jeunes porteurs de projets vise à faire émerger de nouvelles solutions technologiques et industrielles capables de transformer les déchets organiques en produits à forte valeur ajoutée, tout en favorisant l’entrepreneuriat et l’innovation dans des secteurs encore peu exploités.

Les directions de l’environnement poursuivent parallèlement leurs actions de terrain afin d’assurer le bon déroulement de l’opération et de sensibiliser les citoyens à l’importance du tri sélectif et de la préservation de l’environnement.

Les autorités insistent notamment sur la nécessité de respecter les consignes de collecte afin de garantir la qualité des peaux récupérées et leur exploitation dans les meilleures conditions.

Grâce aux importants moyens humains et matériels mobilisés avant, pendant et après l’Aïd, cette campagne nationale apparaît aujourd’hui comme un modèle d’organisation intégrée associant dimensions industrielle, environnementale et économique.

Elle illustre également la volonté des pouvoirs publics de transformer les ressources locales en levier de développement durable, tout en renforçant la production nationale et en réduisant la dépendance aux importations.

Abed MEGHIT

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