AID El-ADHA 2026 : Le mouton hors de portée de nombreuses familles

dknews
3 Min Read

À quelques jours de l’Aïd El-Adha, les marchés à bestiaux connaissent une flambée spectaculaire des prix qui inquiète fortement les ménages algériens. Cette année encore, le sacrifice du mouton s’annonce particulièrement difficile pour de nombreuses familles confrontées à une baisse du pouvoir d’achat et à une hausse continue des dépenses quotidiennes. Selon plusieurs professionnels du secteur, les prix des moutons ont enregistré une augmentation oscillant entre 30 et 40 % par rapport à l’année précédente.
Dans plusieurs marchés du pays, les prix des têtes ovines atteignent désormais des niveaux rarement observés, variant entre 120 000 et 180 000 dinars selon le poids et la qualité de l’animal. Cette situation provoque un profond désarroi chez les citoyens qui peinent à suivre la cadence imposée par un marché devenu inaccessible pour les revenus modestes. À mesure que la fête approche, les rares bêtes encore disponibles voient leurs prix grimper davantage sous l’effet de la forte demande et de la spéculation. Les maquignons et intermédiaires profitent de cette période de forte affluence pour imposer leurs tarifs dans un marché marqué par une grande instabilité.
Plusieurs acheteurs dénoncent des pratiques spéculatives ayant contribué à accentuer la tension sur les prix, notamment dans les grands marchés à bestiaux où les transactions se multiplient à l’approche de l’Aïd. Même la viande ovine importée n’échappe pas à cette hausse. Son prix a fortement augmenté ces dernières semaines, passant de 1 700 à plus de 2 300 dinars le kilogramme dans certaines régions. Des spécialistes expliquent cette situation par l’alignement progressif des commerçants sur les prix de la viande locale afin de maximiser les bénéfices durant cette période particulièrement rentable. Face à cette flambée, le mouton importé fixé autour de 50 000 dinars apparaît comme une alternative salutaire pour les familles aux revenus limités. Toutefois, la forte demande rend également son acquisition difficile, obligeant de nombreux citoyens à entreprendre un véritable parcours du combattant pour espérer accomplir le rite du sacrifice dans des conditions acceptables.
Entre économies forcées, recours à l’endettement et sacrifices financiers, de nombreuses familles tentent tant bien que mal de préserver cette tradition religieuse profondément ancrée dans la société algérienne. Mais pour beaucoup, l’Aïd 2026 restera marqué par une pression financière particulièrement lourde.
Abed MEGHIT

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *