La Bourse de New York a clôturé en hausse vendredi, continuant d’afficher son espoir de voir les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran progresser, les valeurs techologiques apportant également un soutien aux indices.
Pour la deuxième séance d’affilée, le Dow Jones (+0,58% à 50.579,70 points) a terminé sur un record. Le Nasdaq a pris 0,19% et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,37%.
Marchés: les Bourses mondiales en ordre dispersées
Les marchés boursiers mondiaux ont évolué sans direction commune jeudi, pris entre l’évolution de tensions géopolitiques, et l’annonce des résultats trimestriels du géant des puces Nvidia.
A Wall Street, après une ouverture dans le rouge, le Dow Jones a finalement clôturé sur un nouveau record – le premier depuis février – s’établissant à 50.285,66 points en clôture (+0,55%).
L’indice Nasdaq a avancé de 0,09% et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,17%.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a reculé de 2,32% à 102,58 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a perdu 1,94% à 96,35 dollars.
Sur le marché obligataire américain, les taux se sont aussi détendus.
L’échéance à dix ans évoluait à 4,57% vers 20H50 GMT, contre 4,59% la veille en clôture.
En Europe, la Bourse de Paris a reculé de 0,39%, touché notamment par la baisse du constructeur automobile Stellantis (-2,02%) après l’annonce de son plan stratégique.
Francfort a également reculé de 0,53%, tandis que Milan est parvenue à rester à l’équilibre (-0,03%) et que Londres a légèrement progressé (+0,11%).
Les marchés ont aussi digéré de nouvelles données sur l’activité au sein du secteur privé en Europe, qui montrent que celle-ci s’est contractée en mai.
L’indice PMI Flash pour la zone euro en mai calculé par S&P Global sur la base de sondages auprès d’entreprises, est en effet tombé à 47,5 points, son plus bas niveau enregistré depuis 31 mois, contre 48,8 points en avril.
Un chiffre situé sous la barre des 50 points signale une baisse de l’activité. Au-dessus de ce seuil, il reflète une expansion.
Le même baromètre pour le Royaume-Uni est tombé à 48,5 points ce mois-ci, au plus bas depuis plus d’un an, contre 52,6 points en avril. Jeudi, le taux d’intérêt allemand à échéance dix ans, référence sur le continent, était stable, à 3,10%, contre 3,09% la veille en clôture. Son équivalent français était à 3,73%, contre 3,71% la veille.
Marchés: les Bourses asiatiques progressent
Les grandes Bourses asiatiques progressent vendredi, sur fond d’incertitudes liés aux tensions géopolitiques, les investisseurs surveillant cependant la hausse des prix du pétrole.
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei gagnait 2,39% à 63.130 points vers 03H40 GMT. Taipei montait de 1,2% et Sydney de 0,5%, tandis qu’à Séoul l’indice Kospi progressait de 0,3%. A Hong Kong, l’indice Hang Seng avançait de 1%.
La prudence reste toutefois de mise sur le marché du pétrole: vers 03H30 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain remontait de 1,16% à 97,47 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, prenait lui 1,7% à 104,32 dollars.
Au Japon, l’inflation a nettement ralenti en avril, à 1,4% sur un an hors produits frais, après 1,8% en mars, mais les prix pourraient repartir à la hausse face à l’envolée des cours de l’énergie, préviennent les analystes.
Face à l’embardée de l’inflation, la Première ministre Sanae Takaichi avait adopté fin 2025 un plan de relance de 117 milliards d’euros pour aider ménages et entreprises, et planche sur des mesures supplémentaires face à la flambée des factures d’énergie.
La Banque du Japon a fortement relevé ses prévisions lors de sa dernière réunion fin avril, et nombre d’analystes anticipent un relèvement de son taux directeur lors de sa prochaine réunion en juin.
