Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh : Alger fait revivre la voix éternelle de Warda El-Djazaïria dans une soirée chargée d’émotion

dknews
4 Min Read

La capitale a vécu, vendredi soir, un moment d’une rare intensité artistique et émotionnelle à l’occasion d’un concert exceptionnel organisé en hommage à la légendaire Warda Al-Jazairia, quatorze ans après sa disparition.

Dans une atmosphère empreinte de nostalgie et de recueillement, l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh a accueilli un public nombreux venu célébrer la mémoire d’une artiste qui demeure l’une des voix les plus marquantes de la chanson arabe contemporaine.
Cette soirée artistique, inscrite dans le cadre de l’événement culturel « Les Nuits de Warda El-Djazairia », a réuni plusieurs artistes du monde arabe et de jeunes talents algériens autour d’un même héritage musical.
Les chanteurs Zain Awad et Asma Ben Ahmed, accompagnés des lauréats de l’émission « Alhan Wa Chabab », Chaima Maalem et Sabri Azzeddine, ont interprété plusieurs œuvres emblématiques de la diva disparue, faisant renaître le souffle intemporel de ses chansons au cœur de la capitale.
Placée sous le patronage de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, cette manifestation culturelle s’est déroulée en présence de plusieurs responsables gouvernementaux et figures du monde artistique. L’événement, ouvert depuis le 17 mai, date anniversaire de la disparition de Warda en 2012, s’est imposé comme un véritable rendez-vous de mémoire dédié à l’une des plus grandes icônes de la musique arabe. Au fil des prestations, les mélodies de Warda ont replongé l’assistance dans un univers chargé d’émotions et de souvenirs. Entre romances orientales, chants patriotiques et pièces classiques ayant marqué plusieurs générations, le public a retrouvé la profondeur artistique d’une voix qui a traversé les décennies sans jamais perdre de son éclat.
Les interprétations, portées par une orchestration raffinée et des performances vocales habitées, ont offert un voyage musical suspendu entre passé et présent.
L’hommage ne s’est pas limité à la scène musicale. Des expositions de photographies rares, d’objets personnels et d’archives retraçant le parcours artistique exceptionnel de Warda El-Djazairia ont également été organisées en partenariat avec le Centre national de documentation de l’image et des médias.
Ces espaces d’exposition ont permis au public de redécouvrir des fragments précieux de la carrière d’une artiste ayant profondément marqué la mémoire culturelle du monde arabe.
Moment particulièrement émouvant de cette célébration, le fils de la chanteuse, Reyad Kesri, a rencontré le public lors d’une séance de dédicace consacrée à son ouvrage intitulé « La voix, le sang et la vie : Fragments d’une présence », récemment publié aux Editions Dalimen. À travers ce livre, l’auteur retrace les dimensions humaines, artistiques et intimes du parcours singulier de sa mère, offrant un témoignage sensible qui a suscité un vif intérêt parmi les admirateurs de la diva.
Pour de nombreux spectateurs, ce récit littéraire pourrait constituer la base d’une future œuvre cinématographique consacrée à la vie exceptionnelle de Warda El-Djazairia, tant son parcours demeure riche en moments artistiques, personnels et historiques.
À travers cette grande célébration culturelle, Alger a rappelé que Warda n’appartient pas seulement au patrimoine musical algérien, mais à toute la mémoire artistique du monde arabe, où sa voix continue encore aujourd’hui de résonner avec une intensité intacte.

Par Abed Meghit

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *