Médecins Sans Frontières (MSF) a alerté sur une détérioration « dramatique » des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène dans la bande de Ghaza, en proie à un génocide perpétrée pat l’armée sioniste depuis octobre 2023.
Selon un rapport de MSF publié mardi et relayé par l’agence de presse palestinienne Wafa, cette situation est imputée à des politiques et mesures imposées par l’occupation sioniste. Le rapport, fondé sur des données opérationnelles et médicales recueillies entre janvier 2024 et décembre 2025, ainsi que sur des témoignages de terrain récents, conclut que « la privation de la population de ces services essentiels n’est pas accidentelle, mais résulte de mesures systématiques ayant imposé des conditions de vie extrêmement difficiles à près de 2,1 millions d’habitants ».
Selon l’ONG, les habitants de Ghaza font face à une pénurie d’eau croissante, malgré le fait que Médecins sans frontières figure parmi les principaux fournisseurs d’eau dans l’enclave.
Jusqu’au début de l’année 2026, l’Organisation produisait ou distribuait environ 4,7 millions de litres d’eau par jour, « des quantités jugées insuffisantes face aux besoins grandissants de la population ».
Le rapport indique également que l’eau disparaît régulièrement des points de distribution dans plusieurs zones, obligeant les habitants à recourir à des sources non sécurisées ou à réduire drastiquement leur consommation.
Les prix de l’eau fournie par le secteur privé ont par ailleurs augmenté d’environ 500 %, la rendant inaccessible à de nombreuses familles, notamment dans un contexte d’effondrement des revenus, a-t-il précisé.
Concernant l’assainissement, le rapport souligne l’effondrement quasi total des systèmes d’évacuation des eaux usées, poussant de nombreuses familles à utiliser des solutions précaires, comme des toilettes improvisées ou des installations partagées entre un grand nombre de personnes, augmentant ainsi les risques de contamination et de propagation des maladies.
MSF a également alerté sur l’accumulation des déchets et la dégradation des services de nettoyage, aggravées par le manque de carburant et l’arrêt des systèmes de collecte, favorisant ainsi la propagation des bactéries et des polluants, notamment durant les périodes de pluie.
Le rapport fait enfin état d’une pénurie sévère de produits d’hygiène de base, tels que le savon, les désinfectants et les produits de soins sanitaires, devenus soit introuvables, soit extrêmement coûteux.
Médecins sans frontières a averti que cette situation reflète « une crise humanitaire grandissante nécessitant une intervention urgente afin de garantir l’accès de la population aux services essentiels et de prévenir une aggravation des risques sanitaires dans la bande de Ghaza ».
Cisjordanie : le système éducatif de plus en plus exposé aux violences sionistes, alerte l’ONU
Le durcissement des restrictions imposées par l’entité sioniste aux populations palestiniennes en Cisjordanie occupée impacte directement le système éducatif, de plus en plus exposé aux violences et aux entraves, alerte l’ONU qui a recensé 99 incidents pour la seule année 2026.
Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), plus de 900 barrières et restrictions supplémentaires ont été imposées à travers la Cisjordanie au cours des 30 derniers mois.
En conséquence, les enfants palestiniens se voient régulièrement privés d’accès aux écoles, aux hôpitaux et à d’autres services essentiels, leur liberté de circulation étant de plus en plus restreinte, voire totalement interdite.
Dans ce climat de restrictions croissantes, le système éducatif apparaît, lui aussi, de plus en plus exposé aux violences et aux entraves.
Pour des milliers d’enfants à travers la Cisjordanie, le trajet quotidien vers l’école est devenu un parcours semé de peur.
« 99 incidents liés à l’éducation ont été recensés pour la seule année 2026, notamment des meurtres, des blessures et des détentions d’élèves, la démolition d’écoles, l’utilisation de bâtiments scolaires à des fins militaires et le refus d’accès », a déclaré, lors d’un point de presse à Genève, James Elder, porte-parole de l’Unicef.
En un peu plus de deux ans, jusqu’à la fin de 2025, plus de 550 incidents de ce type ont été recensés.
« Les écoles, qui devraient être des lieux de sécurité et de stabilité, deviennent de plus en plus des lieux de peur », a regretté M. Elder.
Cette insécurité grandissante s’étend désormais bien au-delà du cadre scolaire et touche directement les lieux de vie des familles palestiniennes.
Au cours des quatre premiers mois de cette année, plus de 2.500 Palestiniens, dont 1.100 enfants, ont été déplacés, dépassant le nombre total de déplacements enregistrés sur l’ensemble de l’année 2025.
Face à cette dégradation continue des conditions de vie, les agences onusiennes appellent à une réaction immédiate afin d’assurer la protection des enfants palestiniens et le respect du droit international.
L’Unicef appelle les Etats disposant d’une influence sur l’entité sioniste à agir pour garantir le respect du droit international.
