Palestine : L’ONU appelle les Européens à passer »des déclarations aux mesures concrètes »

dknews
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Une délégation du Comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple Palestinien a exhorté jeudi les Européens à passer « des déclarations aux mesures concrètes » face aux politiques sionistes, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.

Lors de réunions tenues à Bruxelles avec des représentants du Comité politique et de sécurité de l’Union européenne (UE) ainsi qu’avec le représentant spécial européen pour le processus de paix au Moyen-Orient, la délégation onusienne a évoqué la poursuite de la colonisation sioniste en Palestine occupée, appelant les Européens à passer « des déclarations aux mesures concrètes » face aux politiques sionistes. La délégation a également évoqué, lors de ces réunions, les risques liés au projet de colonie « E1 » en Cisjordanie occupée, ainsi que la rétention par l’entité sioniste des recettes fiscales palestiniennes, accusée d’aggraver la crise financière de l’Autorité palestinienne.
Selon Riyad Mansour, membre de la délégation, la situation actuelle constitue « un moment historique décisif » nécessitant des actions concrètes afin de préserver la solution à deux Etats et d’empêcher l’effondrement des institutions palestiniennes.
Les responsables palestiniens et onusiens ont exhorté l’UE à envisager des mesures concernant la colonisation sioniste et les produits issus des colonies, ainsi qu’à réévaluer certains aspects des relations commerciales avec l’entité sioniste au regard du droit international et du droit international humanitaire.
Selon un communiqué émis par la délégation, plusieurs ambassadeurs européens ont exprimé leur inquiétude face à la détérioration de la situation dans les territoires palestiniens et souligné l’importance du soutien politique et financier à l’Autorité palestinienne, ainsi que la nécessité de préserver la perspective d’une solution à deux Etats. Les discussions ont également porté sur les préparatifs de prochaines réunions internationales à New York consacrées au processus politique et aux efforts internationaux visant à relancer la solution à deux Etats.
Le représentant spécial de l’UE pour le processus de paix au Moyen-Orient, Christophe Bigot, a réaffirmé, à cette occasion, l’attachement de l’Union européenne à la solution à deux Etats ainsi que son opposition à la colonisation et aux mesures unilatérales.

Ghaza: plus d’un million d’enfants ont besoin de soutien psychologique (spécialistes)

Environ 1,1 million d’enfants à Ghaza ont besoin de soutien en matière de santé mentale et d’un accompagnement psychosocial, alertent des spécialistes, soulignant qu’un nombre croissant d’entre eux perdent leur capacité à parler du fait de traumatismes et de blessures causées par l’agression sioniste génocidaire contre l’enclave palestinienne.
A travers toute la bande de Ghaza, les spécialistes signalent un nombre croissant d’enfants ne pouvant plus parler à la suite de blessures ou des traumatismes psychologiques liés au génocide.
Pour certains, la cause est physique : traumatismes crâniens, lésions neurologiques ou blessures dues à une explosion.
Pour d’autres, aucune blessure n’est visible.
Leur silence est la conséquence d’une exposition répétée à la violence, qui dépasse leur capacité à l’assimiler ou à en parler.
Katrin Glatz Brubakk, psychothérapeute pour enfants, qui a travaillé à deux reprises à Ghaza avec Médecins Sans Frontières (MSF), décrit cette situation comme une « souffrance silencieuse », souvent masquée par l’ampleur des destructions.
Elle affirme que les enfants perdent la parole en réponse à un traumatisme extrême.
« Ce sont des enfants qui ont été exposés à un traumatisme extrême et qui, sans aucune cause médicale, arrêtent de parler « , dit-elle.
« C’est toujours un traumatisme extrême », ajoute-t-elle.
Ces enfants, poursuit-elle, ont perdu des proches, ont été témoins de la mort, ont été blessés ou ont subi des violences répétées, et pour qui le silence devient le seul moyen de faire face.
« A un certain moment, le monde semble totalement imprévisible, et l’enfant se trouve en danger immédiat », explique-t-elle.
Leur mutisme « n’est pas un choix. C’est une réaction physique », soutient-elle.
Selon cette spécialiste, même lorsqu’un enfant semble être renfermé, le système nerveux est toujours en état d’alerte.
« Avec le temps, cela a des effets très graves sur le développement », avertit-elle. Pour Mme Brubakk, l’ampleur et l’intensité des traumatismes à Ghaza sont sans précédent par rapport à tout ce qu’elle a pu observer au cours de plus de dix ans de carrière.
« Je travaille sur le terrain depuis 12 ans, et rien n’est comparable à Ghaza.
Absolument rien », affirme-t-elle.
« Il n’y a actuellement personne à Ghaza qui ne soit touché », déplore-t-elle, expliquant que Ghaza se caractérise par une absence totale de sécurité.
« Vous ne pouvez pas obtenir l’aide dont vous avez besoin, physiquement ou mentalement, et vous ne pouvez pas vous échapper « , dit-elle.
« Il n’y a nulle part où aller. Et c’est cette combinaison qui rend les conséquences si graves », regrette-t-elle.
A l’hôpital Hamad de la ville de Ghaza, les médecins disent que la perte de l’usage de la parole chez les enfants est en augmentation.
Le Dr Musa al-Khorti, chef du service d’orthophonie de cet hôpital, a déclaré que dans certains cas, « un enfant peut perdre totalement l’usage de la parole », faisant référence à des troubles tels que le mutisme sélectif ou l’aphonie hystérique, qui est une perte fonctionnelle de la voix liée à une détresse psychologique extrême.
Les cas varient, mais beaucoup suivent un schéma similaire : une perte soudaine de la parole après une blessure ou après avoir été témoin de violence.
Les médecins soulignent que, sans prise en charge continue, ces troubles peuvent avoir des répercussions à long terme sur le développement, en particulier lorsqu’ils sont liés à un traumatisme psychologique.

ONU: l’occupant sioniste a déplacé environ 40.000 Palestiniens en Cisjordanie depuis début 2025

Le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, a déclaré que l’entité sioniste avait déplacé environ 40.000 Palestiniens en Cisjordanie occupée depuis le début de 2025, a rapporté samedi l’agence de presse Wafa. Le porte-parole a souligné, dans un communiqué de presse vendredi soir, que les démolitions de maisons effectuées par des colons sionistes en Cisjordanie au cours de la première semaine de mai « ont entraîné le déplacement de 42 Palestiniens, dont 24 enfants ». Et d’ajouter que l’occupant sioniste et les colons armés qui lancent des attaques sous la protection de l’armée sioniste, « poursuivent leurs attaques sans relâche dans toutes les villes de Cisjordanie ». Les attaques menées par les colons « ciblent les Palestiniens et leurs biens, qui sont les habitants originaires de la région », a précisé Farhan Haq.

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