Palestine occupée : 140 arrestations lors d’incursions et interrogatoires en Cisjordanie (Club)

dknews
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Au total, 140 personnes, dont des femmes, des enfants et d’anciens prisonniers, ont été arrêtées et soumises à des interrogatoires sur le terrain par les forces d’occupation sionistes, lundi et mardi, en Cisjordanie, y compris à El Qods occupée, selon le Club des prisonniers palestiniens.

Dans un communiqué relayé par l’agence de presse palestinienne WAFA, le Club a indiqué que les arrestations ont été réparties sur la majorité des gouvernorats de Cisjordanie notamment à El Qods et se sont concentrées dans les localités de Al-Ram, Kafr Aqab, Al-Dhahiriya et le camp de Qalandiya, où des incursions ont duré plusieurs heures, avant de libérer la plupart des personnes interpellées.
Le Club des prisonniers a affirmé que les interrogatoires sur le terrain constituent la principale méthode utilisée lors des incursions, dans le cadre de ce qu’il décrit comme des mesures de punition collective visant différentes catégories de la société palestinienne, ayant touché des milliers de personnes depuis le début de l’agression sioniste.
Il a ajouté que les actes de maltraitance lors de ces interrogatoires sont comparables à ceux des arrestations elles-mêmes.
Le Club a évoqué également une série d’atteintes accompagnant systématiquement les arrestations, notamment des passages à tabac, des intimidations contre les détenus et leurs familles, des destructions de maisons, la saisie de véhicules, d’argent et de biens, ainsi que la destruction d’infrastructures et la démolition de maisons de familles de prisonniers.
Il a relevé également l’utilisation de membres de familles comme otages et de détenus comme boucliers humains, estimant que ces pratiques s’inscrivent dans une politique ancienne visant la présence palestinienne, tout en soulignant une intensification de ces actes depuis le début de l’agression, avec plus de 23 000 arrestations recensées en Cisjordanie occupée.

242 colons prennent d’assaut la mosquée Al-Aqsa

Au total 242 colons ont pris d’assaut, mardi, la mosquée Al-Aqsa depuis la porte des Maghrébins, sous la protection des forces d’occupation sionistes.
Le Département des Waqfs islamiques à El Qods occupée a indiqué que les 242 colons ont effectué des incursions dans l’enceinte de la mosquée, accomplissant des rituels talmudiques.
La police sioniste a imposé de strictes restrictions à l’entrée des fidèles à la mosquée Al-Aqsa. La mosquée Al-Aqsa est soumise quasi quotidiennement, à l’exception des vendredis et samedis, à une série de violations et d’incursions de la part des colons et des forces d’occupation, dans des tentatives visant à imposer de nouvelles réalités sur le terrain.
Depuis le début de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée en octobre 2023, les autorités sionistes ont renforcé leurs mesures restrictives aux portes de la mosquée et dans les entrées de la vieille ville d’El Qods occupée, en imposant des restrictions sévères à l’accès des fidèles.
Les autorités sionistes ont également multiplié les barrages et les fouilles arbitraires, dans le but de réduire la présence palestinienne dans la ville sainte, dans le cadre d’une politique visant à judaïser El Qods et à porter atteinte au statut religieux et historique de la mosquée Al-Aqsa.

Ghaza : l’eau « arme punitive » de l’entité sioniste contre les Palestiniens (MSF)

L’entité sioniste utilise l’accès à l’eau comme une arme contre la population de Ghaza, en la privant de cette ressource essentielle dans le cadre d’une campagne punitive collective, dénonce mardi un rapport de Médecins Sans Frontières (MSF).
Entre destruction d’infrastructures et obstacles à l’approvisionnement, « la privation délibérée d’eau infligée aux Palestiniens fait partie intégrante du génocide perpétré » par l’entité sioniste, a affirmé MSF dans un communiqué publié avec son rapport intitulé « L’eau comme arme: la destruction et la privation d’eau et d’assainissement » par l’entité sioniste à Ghaza.
Le rapport, qui s’appuie sur des données de MSF et des témoignages recueillis par son personnel entre 2024 et 2025, révèle que « l’instrumentalisation répétée de l’eau » par l’entité sioniste relève « d’un schéma récurrent, systématique et cumulatif ».
« Elle vient s’ajouter aux meurtres directs de civils, à la destruction des structures de santé et à la démolition des habitations, provoquant des déplacements massifs de population. Ensemble, ces éléments témoignent d’une volonté d’imposer des conditions de vie destructrices et inhumaines aux Palestiniens de Ghaza », a alerté l’ONG. Les autorités sionistes « savent que sans eau, la vie s’arrête.
Pourtant, elles ont systématiquement et délibérément détruit les infrastructures hydrauliques à Ghaza, tout en bloquant de manière constante l’entrée des équipements liés à l’eau », a dénoncé Claire San Filippo, responsable des urgences chez MSF, citée dans le communiqué.
Selon des données de l’ONU, de l’Union européenne et de la Banque mondiale, l’entité sioniste a détruit ou endommagé près de 90% des infrastructures d’eau et d’assainissement à Ghaza, notamment les usines de dessalement, les forages, les canalisations et les réseaux d’égouts.
Les conséquences sont « considérables pour la santé, l’hygiène et la dignité des populations, en particulier pour les femmes et les personnes en situation de handicap », a mis en garde MSF.

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