Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s’alourdit à 72.551 martyrs

dknews
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L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 72.551 martyrs et 172.274 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué dimanche par les autorités sanitaires palestiniennes.
Les corps de deux martyrs ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures, a indiqué la même source, notant que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 775 Palestiniens sont tombés en martyrs et 2.171 autres ont été blessés, tandis que les corps de 761 martyrs ont été récupérés, a-t-on ajouté.

Ghaza : 60 % des cas pris en charge concernent des traumatismes directs (MSF)

L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a indiqué qu' »environ 60 % des cas pris en charge dans les structures de l’organisation dans la bande de Ghaza au cours des six derniers mois concernaient des traumatismes directs », soulignant que « la situation sanitaire ne s’est pas sensiblement améliorée après le cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre 2025 ».
Dans une déclaration aux médias vendredi, la responsable de l’unité de sensibilisation en santé mentale de MSF, Shaimaa Odeh, a qualifié la situation sanitaire dans l’enclave de « suffocante », notant que « malgré l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza, le 10 octobre 2025, les conditions de vie et de santé demeurent fortement dégradées ».
Selon Mme Odeh, les restrictions sur l’acheminement des fournitures médicales ont fortement affecté les services de santé, rendant difficile l’accès à des médicaments essentiels, en particulier pour les maladies chroniques comme l’insuline.
Elle a également fait état d’une pénurie aiguë d’équipements chirurgicaux, de matériel de stérilisation et de dispositifs de prévention des infections, ce qui a eu des répercussions négatives sur la qualité des soins et la capacité des équipes médicales à traiter les patients.
Mettant en garde contre « la propagation de maladies liées à la dégradation des conditions de vie, notamment des affections cutanées, des diarrhées et des maladies respiratoires, en raison du manque d’eau potable et de l’insuffisance des services d’assainissement », Mme Odeh a fait observer que « des maladies telles que la gale sont devenues plus répandues, en particulier chez les enfants dans les centres d’hébergement et les camps de fortune, dans un contexte de manque d’hygiène et de soins adéquats ».
Soulignant enfin que « la souffrance de la population se poursuit malgré les annonces d’apaisement, dans un contexte de pénurie sévère de ressources et de dégradation des services de base », elle a appelé « à une mobilisation internationale urgente pour sauver ce qui reste du système de santé à Ghaza ».

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