Guterres appelle à intensifier la lutte contre les mines antipersonnel

dknews
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Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a souligné la nécessité d’intensifier la lutte contre les mines antipersonnel, rappelant que ces armes font chaque année « des milliers de morts ».
Dans un message publié samedi à l’occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines, célébrée le 4 avril de chaque année, M. Guterres a affirmé que « les mines terrestres, les restes explosifs de guerre et les engins explosifs improvisés font des ravages parmi les civils, en particulier les enfants ».
« Ces armes font chaque année des milliers de morts et encore plus de blessés, souvent bien longtemps après la fin du conflit », a-t-il dit, ajoutant que la lutte antimines « joue un rôle essentiel dans les pays quand la paix est fragile, quand une aide humanitaire est déployée en urgence ou quand le développement peine à se concrétiser ».
Et de poursuivre: « J’invite instamment tous les Etats Membres à adopter et à signer les instruments pris à cette fin notamment la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, et j’exhorte ceux qui s’en sont retirés à y adhérer de nouveau ».
« Echouer à préserver ces instruments essentiels reviendrait à affaiblir la protection des civils et à faire grossir le nombre d’innocentes et d’innocents en danger, qui atteint déjà 100 millions », a-t-il encore dit.
« Nous devons éliminer la menace que représentent ces armes, afin que tous les peuples, dans le monde entier, puissent vivre en sécurité et garder espoir », a conclu M. Guterres dans son message.
La Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines est célébrée cette année sous le thème: « Investir dans la paix, investir dans la lutte antimines ».

L’ONU alerte sur une crise humanitaire critique dans l’ombre des tensions régionales

Depuis New York, Nations unies tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à la dégradation alarmante de la situation humanitaire dans la bande de Gaza.
Par la voix de sa porte-parole, Olga Cherevko, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires a mis en garde contre une crise qualifiée d’« extrêmement grave », dont l’ampleur risque d’être reléguée au second plan en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient.
Sur le terrain, la réalité demeure implacable.
Les bombardements se poursuivent quotidiennement, plongeant la population civile dans une insécurité permanente.
Parallèlement, l’acheminement de l’aide humanitaire reste entravé, limitant l’accès à des ressources essentielles telles que la nourriture, les médicaments et les équipements médicaux.
Une situation qui aggrave encore davantage les souffrances d’une population déjà éprouvée par des mois de conflit.
Avec près de 2,4 millions d’habitants, dont environ 1,5 million de personnes déplacées, la bande de Gaza fait face à une crise d’une intensité sans précédent.
Les conditions de vie y sont décrites comme catastrophiques, marquées par la promiscuité, le manque d’infrastructures et une précarité extrême.
Des milliers de familles survivent dans des abris de fortune ou au milieu des décombres, dans un environnement où la peur est devenue omniprésente.
L’accès humanitaire constitue l’un des principaux défis.
Plus de la moitié du territoire reste difficilement accessible, ce qui complique considérablement les opérations de secours.
Les restrictions imposées aux organisations humanitaires, notamment en matière de circulation et d’entrée du personnel international, limitent la portée des interventions et freinent la distribution de l’aide.
Le système de santé, quant à lui, est au bord de l’effondrement.
Seuls 42 % des établissements sont encore opérationnels, et la plupart fonctionnent de manière partielle, faute de matériel et de ressources.
Les hôpitaux, déjà fragilisés, peinent à faire face à l’afflux de blessés et à la pénurie de médicaments, mettant en péril la prise en charge des patients.
Dans ce contexte, Olga Cherevko a insisté sur les conséquences potentiellement dévastatrices de toute nouvelle perturbation des opérations humanitaires.
Elle a appelé la communauté internationale à maintenir son attention sur Gaza et à intensifier ses efforts pour répondre aux besoins urgents de la population.
Au-delà des chiffres, cette crise révèle une réalité humaine profondément marquée par la souffrance, la résilience et l’espoir fragile d’un retour à la normalité.
Elle souligne également l’urgence d’une mobilisation internationale plus forte, capable de garantir un accès humanitaire sans entrave et de protéger les civils pris au piège du conflit.
Ainsi, alors que les regards se tournent vers d’autres foyers de tension, la situation à Gaza rappelle que certaines crises, bien que moins visibles, n’en demeurent pas moins dramatiques. Une réalité qui appelle à une vigilance constante et à une solidarité internationale renouvelée.
Abed M.

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