77e anniversaire de l’attaque du bureau de poste d’Oran : une étape marquante dans la préparation de la lutte armée

dknews
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La ville d’Oran commémore, aujourd’hui dimanche, le 77e anniversaire de l’attaque du bureau de poste, menée par l’Organisation spéciale (OS), le 5 avril 1949, qui constitue une étape historique importante dans le processus de préparation de la lutte armée contre le colonialisme français.

L’attaque de la Grande poste, située au centre-ville d’Oran, fut l’une des opérations les plus marquantes, minutieusement planifiée par l’Organisation spéciale et exécutée avec succès. Elle a ainsi représenté un tournant décisif ayant permis d’assurer le financement en vue de la Guerre de libération.

L’opération, supervisée notamment par Ahmed Ben Bella et Hocine Aït Ahmed, et à laquelle ont participé Hamou Boutlelis, Souidani Boudjemâa, El-Hadj Benalla, Bennaoum Benzerga, les frères Lounis, Omar Khattab, Belhadj Bouchaïb et d’autres militants, avec la contribution de l’employé de la poste Si Djelloul Nemiche, dit « Si Bakhti », a permis de financer les activités de l’Organisation spéciale et d’acquérir des armes utilisées, plus tard, lors du déclenchement de la Révolution.

Après le succès de l’attaque, Hamou Boutlelis envoya son épouse et sa fille avec Souidani Boudjemâa pour transporter les fonds récupérés du quartier Gambetta (actuellement Es-Seddikia) vers son domicile familial situé rue Mascara à Oran.

La direction de l’Organisation spéciale dépêcha également le militant Mohamed Khider à Oran. Bénéficiant de l’immunité parlementaire, il reçut les fonds et se chargea de les transférer à Alger, puis en Libye, où ils servirent à l’achat d’environ 350 pièces d’armes en préparation du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre.

A ce propos, le professeur d’histoire Mohamed Belhadj de l’Université d’Oran 1 Ahmed Ben Bella a souligné à l’APS, l’importance de cette opération, affirmant qu’elle « reflétait l’unité des Algériens, comme toutes les opérations menées durant la Révolution, avec la participation de militants issus de différentes régions du pays ». Il a ajouté que l’attaque du bureau de poste constituait « une opération qualitative dans le processus de préparation de la lutte armée ».

M. Belhadj a également précisé que l’opération « a réussi grâce aux informations précises fournies par Bakhti Nemiche, employé de la poste, et à la planification rigoureuse d’Ahmed Ben Bella et Hocine Aït Ahmed ». Elle a permis de récupérer la somme de 3,178 millions de francs français, utilisée pour l’achat d’armes et de munitions, contribuant ainsi au déclenchement de la Révolution dans la région des Aurès.

Il a indiqué que « grâce à ces fonds, plus de 350 armes et des munitions ont été achetées en Libye puis transportées vers la région de M’chounech, entre Biskra et Batna, où elles furent dissimulées dans des silos et sorties tous les six mois pour entretien, jusqu’au déclenchement de la Révolution », citant le témoignage de l’ancien président et moudjahid défunt Ahmed Ben Bella, l’un des organisateurs de l’opération.

Le professeur Belhadj a également évoqué la préparation, la planification et l’exécution de l’opération, ainsi que les lieux ayant servi à son organisation, notamment une maison située dans le quartier Es-Seddikia utilisée pendant trois mois pour les préparatifs, ainsi que le domicile du militant Zaoui Abdelkader dans le quartier Es- Sanaouber (ex-les Planteurs) à Oran, utilisé pour héberger les militants et des auteurs de l’opération, en plus de la maison de Hamou Boutlelis située rue Mascara.

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