Palestine : Fettouh salue le Parlement portugais pour l’adoption de résolutions condamnant les mesures sionistes

dknews
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Le président du Conseil national palestinien, Rawhi Fattouh, s’est félicité du vote majoritaire du parlement portugais sur les deux résolutions condamnant la saisie des terres palestiniennes et les mesures de l’entité sioniste visant à annexer certaines parties de la Cisjordanie occupée, y compris El Qods-Est.

Dans un communiqué publié vendredi et repris par l’agence de presse Wafa, Fattouh a estimé que « cette mesure reflète une conscience avancée de la nature des violations graves commises par les autorités d’occupation, et un engagement explicite envers les règles du droit international et les principes de légitimité internationale, qui interdisent la saisie de terres par la force et criminalisent les politiques d’annexion et de colonisation ». Il a souligné que « cette position parlementaire constitue un message juridique et politique clair, rejetant les tentatives d’établir une réalité coloniale, substitutive qui contredit les règles du système international, et représente un soutien important aux droits inaliénables du peuple palestinien, dont le premier est son droit à l’autodétermination et à la création de son Etat indépendant sur sa terre ». A cet égard, Fettouh a appelé « tous les nationaux, les parlements continentaux et internationaux à adopter des positions similaires avancées et passer du cercle de la condamnation au cercle de l’action influente, y compris en adoptant des mesures pratiques pour tenir le régime d’occupation sioniste responsable de ses violations continues ».
Le président du Conseil a appelé également « à imposer des sanctions à l’entité sioniste et à ses membres, qui ont adopté des dizaines de lois et législations racistes qui légitiment la discrimination et sapent les fondements de la justice », considérant que « le maintien de l’impunité encourage l’aggravation des violations et sape la crédibilité du système juridique international ».
Il a, enfin, souligné que « la protection du droit international ne passe pas par des déclarations mais par une volonté politique qui se traduit par des mesures dissuasives et le respect des droits des peuples », exigeant « une position internationale ferme pour mettre fin à l’occupation et mettre un terme à ses politiques d’imposer un fait accompli par la force ».

Pas d’alternative à l’UNRWA à Ghaza (Lazzarini)

Témoin de l’impact désastreux de l’agression génocidaire menée par l’entité sioniste sur la population de la bande de Ghaza, Philippe Lazzarini dont le second mandat à la tête de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) est arrivé à terme, affirme qu’il n’y a pas d’alternative à l’UNRWA à Ghaza, écartant ainsi les suggestions selon lesquelles un autre organisme pourrait prendre la place de l’organisation onusienne.
« Il n’existe aucune alternative opérationnelle à Ghaza (…) l’UNRWA est la seule organisation disposant des effectifs, de l’expertise et de la confiance de la communauté en matière de santé publique et de services éducatifs », a déclaré M. Lazzarini dans un entretien avec ONU info.
« Il n’y a pas d’autres ONG ni d’autres organismes des Nations unies » en mesure de prendre la place de l’UNRWA, a-t-il insisté.
« J’ai été aux premières loges, au cours des deux dernières années de violations extraordinaires du droit international, témoin d’atrocités et d’attaques contre les Nations unies », a-t-il indiqué par ailleurs, affichant sa « tristesse », car nombre de ses collègues ont été tués par les forces sionistes à Ghaza ». « Près de 400 en deux ans, un bilan sans précédent dans toute l’histoire des Nations unies », dénonce-t-il.
Et bien qu’un cessez-le-feu soit aujourd’hui en vigueur à Ghaza, il n’est « que de nom », insiste-t-il.
Des palestiniens continuent d’être tuées par les forces sionistes présentes encore à Ghaza.
« Nous avons peut-être réussi à enrayer la spirale de la faim grandissante à Ghaza, mais c’est tout.
Les gens vivent toujours au milieu des décombres et attendent encore des heures pour obtenir de l’eau potable. Ils luttent et affrontent les maladies « , déplore-t-il. Loin de Ghaza, la situation dramatique des Palestiniens en Cisjordanie occupée, confrontés à des attaques croissantes de la part des colons a également mis en lumière la « guerre silencieuse » qui s’y déroule « en toute impunité », poursuit M. Lazzarini. En janvier, des bulldozers de l’entité sioniste ont pénétré dans le siège de l’UNRWA à Al-Qods-Est et ont procédé à la démolition de bâtiments sur place.
Un acte fermement condamné par l’ONU comme une violation du droit international.

M. Abu Aita expose les conditions difficiles des Palestiniens face aux crimes de l’occupation sioniste

L’ambassadeur de l’Etat de Palestine en Algérie, M. Fayez Abu Aita, a exposé, mercredi, les conditions difficiles que vit le peuple palestinien dans la bande de Ghaza, à la lumière de la poursuite des crimes de l’occupation sioniste, condamnant l’adoption par l’occupant d’une loi prévoyant l’exécution des prisonniers palestiniens.
Lors d’une conférence de presse, tenue au siège de l’ambassade de l’Etat de Palestine à Alger, M. Abu Aita a abordé les derniers développements de la cause palestinienne, en tête desquels l’adoption par l’occupation sioniste d’une loi prévoyant l’exécution des prisonniers palestiniens, soulignant que l’armée d’occupation a procédé, au cours des trois dernières années, à « l’exécution des centaines de prisonniers palestiniens, tant à l’intérieur des prisons que lors de leur transfert vers celles-ci ».
L’ambassadeur palestinien a mis en lumière « les conditions difficiles et sans précédent que subissent les prisonniers palestiniens dans les prisons de l’occupation, pour ne citer que les meurtres, la torture et la privation de tous leurs droits ».
Parallèlement à la situation dangereuse que connaissent la Cisjordanie et Al-Qods occupée, M. Abu Aita a mis en exergue « les conditions difficiles que vit le peuple palestinien dans la bande de Ghaza, en raison de la poursuite des crimes de l’occupation et de la guerre génocidaire menée depuis octobre 2023, en imposant un blocus total sur la bande et en créant une situation humanitaire critique marquée par un manque de médicaments, de nourriture et d’abris ».
Il a également plaidé pour « la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques palestiniens dans les geôles de l’occupation », sans oublier de mettre un terme à la politique de détention administrative arbitraire, de démanteler le système des tribunaux militaires sionistes, d’ouvrir des enquêtes indépendantes et transparentes sur tous les cas de torture dans les prisons de l’occupation et de permettre au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de visiter les prisonniers et de s’enquérir de leurs conditions de détention sans restriction ».

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