À l’occasion de Aïd El-Fitr, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a signé
deux décrets présidentiels marquant un tournant significatif dans la politique de clémence
de l’État.
Cette initiative, annoncée officiellement par la Présidence de la République le 19 mars 2026, traduit une volonté affirmée d’allier humanité, justice et rigueur dans la gestion des dossiers judiciaires.
Le premier décret prévoit une grâce totale en faveur de 5 600 personnes définitivement condamnées, qu’elles soient détenues ou non.
Cette mesure concerne exclusivement les individus dont la peine prononcée, ou le reliquat de peine, n’excède pas 24 mois.
À travers cette décision, les pouvoirs publics entendent offrir une seconde chance à des milliers de citoyens, dans un esprit de réinsertion sociale et de réconciliation avec la société.
Toutefois, cette mesure de clémence demeure strictement encadrée.
Le décret exclut formellement un large éventail d’infractions jugées graves ou portant atteinte aux fondements de l’État et de la société.
Sont ainsi concernés les actes de terrorisme, les atteintes à la sûreté de l’État, les crimes de corruption, les homicides, ainsi que les délits liés aux réseaux criminels organisés.
Cette rigueur s’étend également aux infractions économiques et commerciales telles que la spéculation illicite, la fraude ou encore la falsification de produits sensibles.
Par ailleurs, le second décret présidentiel cible un domaine en pleine expansion : celui des infractions liées à l’ordre public, notamment les cybercrimes et les délits commis via les réseaux sociaux.
Cette démarche illustre la prise de conscience des autorités face aux nouveaux défis sécuritaires induits par le numérique, tout en maintenant une approche équilibrée entre sanction et clémence.
À travers ces deux décrets, l’État algérien réaffirme son attachement à une justice mesurée, capable de conjuguer fermeté et indulgence, dans un contexte marqué par les valeurs spirituelles et sociales de l’Aïd.
Ce geste présidentiel, à forte portée symbolique, s’inscrit dans une tradition républicaine visant à renforcer la cohésion nationale et à offrir des perspectives de réintégration à ceux qui en remplissent les conditions.
Par Abed MEGHIT
Un message présidentiel d’unité, de spiritualité et d’espérance pour une Algérie solidaire et confiante
À la veille de Aïd El-Fitr, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé une allocution solennelle au peuple algérien, inscrivant cette célébration dans une perspective de rassemblement, de gratitude et d’espérance.
À travers un discours empreint de spiritualité, le chef de l’État a mis en exergue les valeurs fondamentales qui ont marqué le mois sacré de Ramadhan, appelant à leur préservation et à leur consolidation dans la vie quotidienne.
Dès les premières lignes de son message, le président a exprimé ses vœux les plus sincères à l’ensemble des citoyens, souhaitant que cette fête soit synonyme de prospérité, de stabilité et de sérénité pour l’Algérie et pour l’ensemble de la communauté musulmane.
Ce message, empreint de bienveillance, reflète une volonté d’unir les Algériens autour de valeurs communes, dans un contexte où la cohésion sociale demeure un enjeu majeur.
Le chef de l’État a également tenu à saluer les efforts déployés par les différents acteurs de la société pour instaurer un climat de solidarité et d’entraide durant le mois de Ramadhan. Qu’il s’agisse des institutions, des associations ou des simples citoyens, tous ont contribué à renforcer cet esprit de partage, essentiel à l’équilibre social.
Cette reconnaissance traduit une volonté de valoriser les initiatives collectives et d’encourager leur pérennisation.
Dans son allocution, le président a mis en avant l’importance de la spiritualité comme vecteur de cohésion et de résilience. Le mois de Ramadhan, avec ses valeurs de patience, de générosité et de fraternité, apparaît comme un moment privilégié pour renforcer les liens sociaux et cultiver un esprit d’unité.
En appelant à préserver cet héritage spirituel, le chef de l’État invite les citoyens à inscrire ces valeurs dans la durée.
Le message présidentiel s’est également adressé à la communauté nationale établie à l’étranger, à laquelle il a exprimé son attachement et son soutien constant.
En réaffirmant que la patrie demeure présente aux côtés de ses enfants, où qu’ils se trouvent, le président a souligné l’importance de maintenir des liens forts avec la diaspora, véritable composante de la Nation.
Dans un contexte international marqué par des tensions et des crises, le chef de l’État a également évoqué la situation dans certaines régions du monde, exprimant son souhait de voir la paix et la stabilité prévaloir.
Cette dimension internationale confère à son message une portée universelle, rappelant l’attachement de l’Algérie aux principes de solidarité entre les peuples.
Enfin, le président a rendu un hommage appuyé aux martyrs de la Révolution, rappelant les sacrifices consentis pour l’indépendance et la souveraineté du pays.
Ce rappel historique vient ancrer le message dans la mémoire collective, renforçant le sentiment d’appartenance et la fierté nationale.
Ainsi, à travers cette allocution, le président de la République a su conjuguer spiritualité, reconnaissance et vision d’avenir.
Son message apparaît comme un appel à l’unité, à la solidarité et à la confiance, invitant chaque citoyen à contribuer à la construction d’une Algérie forte, solidaire et tournée vers l’avenir.
A. MEGHIT
