La wilaya de Batna a commémoré, mardi, le 68e anniversaire de la mort en martyr du commandant Abdelaâli Benbaâtouche, dit Alloua, tombé au champ d’honneur le 3 mars 1958.
Le village de Tazaght, dans la commune de Seggana, a abrité la cérémonie de commémoration présidée par le wali, Riadh Benahmed, en présence des Moudjahidine de la région et de membres de la famille du chahid Benbaâtouche qui se sont rendus devant la stèle érigée à la mémoire des Chouhada où ils ont déposé une gerbe de fleurs et lu la Fatiha du Coran en hommage à tous les Martyrs.
La cérémonie, au cours de laquelle la famille du héros Benbaâtouche a été honorée, a donné lieu à une exposition de photographies et de documents historiques sur la glorieuse Révolution de libération, abritée par le lycée Mahmoud Zirek Bennoui de Seggana, ainsi qu’à une conférence historique sur la vie du Martyr et à ses contributions à la lutte pour l’indépendance.
A cette occasion, le membre du conseil scientifique du Musée national du Moudjahid et chercheur à l’université de Batna-1, Mohamed-Laïd Matmar, a rappelé qu’Abdelaâli Benbaâtouche, est né le 16 décembre 1929 au village de Tazaght, près de Seggana où il a reçu une éducation coranique avant de poursuivre ses études à Barika, puis à Batna et, enfin, à Constantine, où il décrocha son baccalauréat.
Son diplôme en poche, il rejoint l’université d’Alger pour étudier, d’abord, la médecine, avant de se tourner vers la faculté de droit où il obtint sa licence entre 1955 et 1956, a encore rappelé M. Matmar.
Il a souligné qu’Abdelaâli Benbaâtouche était membre du comité directeur de l’Union générale des étudiants musulmans algériens et l’un des premiers responsables de la grève menée par les étudiants algériens en 1956, avant de souligner sa contribution, aussitôt après avoir rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) à Constantine, à l’enseignement au profit des Moudjahidine, des techniques de premiers secours qu’il maitrisait du fait de ses études de médecine.
Le chercheur a également évoqué le courage du Martyr, sa sagacité politique, sa fidélité à la patrie et sa conscience des responsabilités qui lui avaient été confiées, notamment sa promotion au grade de commandant au sein de l’ALN où il a participé avec bravoure à de nombreuses embuscades et batailles contre l’armée coloniale et ce, jusqu’à sa mort en martyr, le 3 mars 1958 à l’âge de 29 ans.
