L’Office de secours des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Ghaza.
Malgré les promesses inscrites dans le cessez-le-feu en vigueur depuis un mois, seules 150 cargaisons d’aide parviennent chaque jour à destination, sur les 600 camions initialement prévus, a dénoncé lundi à Las Palmas la directrice exécutive de l’UNRWA en Espagne, Raquel Marti.
Selon elle, cette aide insuffisante plonge des centaines de milliers de Palestiniens dans une détresse absolue : les hôpitaux sont à court de médicaments, l’eau potable manque cruellement et les rues sont submergées par les déchets et décombres, créant un terrain propice à la prolifération de maladies et d’épidémies.
Mme Marti a accusé l’entité sioniste de violer ouvertement les termes du cessez-le-feu, soulignant que plus de 200 Palestiniens ont été tués depuis sa proclamation. Elle a rappelé que l’UNRWA reste le seul filet humanitaire encore actif dans l’enclave, à travers la distribution d’eau par camions citernes, l’assistance médicale maternelle et infantile, ainsi que le soutien psychologique offert aux enfants traumatisés par les bombardements répétés.
Face à ce drame humain, la responsable onusienne a appelé la communauté internationale à agir d’urgence pour garantir un accès libre et sécurisé de l’aide humanitaire. “La population de Ghaza vit une tragédie sans précédent. L’inaction est une forme de complicité”, a-t-elle conclu avec gravité.
R. I.
Le MAE palestinien salue l’adoption par l’UNESCO de quatre résolutions en faveur de la Palestine
Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a salué l’adoption à l’unanimité par la 43e Conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), tenue à Samarcande en Ouzbékistan, de quatre résolutions majeures en faveur de l’Etat de la Palestine, a rapporté mardi l’agence de presse Wafa.
Une des résolutions adopte un plan d’action urgent pour la bande de Ghaza, visant à atténuer l’impact de la situation actuelle sur l’éducation et la culture.
Elle prévoit la création d’un compte dédié aux contributions volontaires, un suivi actif des mesures nécessaires et l’implication directe de l’UNESCO dans leur mise en œuvre.
La deuxième résolution concerne El-Qods occupée, avec un plan spécifique pour la sauvegarde du patrimoine culturel de la Vieille ville. Les deux autres résolutions portent sur la protection et le soutien aux institutions éducatives et culturelles dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que sur la poursuite des programmes éducatifs de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés (UNRWA).
Dans un communiqué publié lundi soir, le ministère palestinien a souligné l’importance de ces résolutions en cette période critique, alors que l’entité sioniste, puissance occupante, poursuit ses crimes et violations touchant tous les domaines relevant du mandat de l’UNESCO: éducation, culture, patrimoine matériel et immatériel.
Le ministère a dénoncé le ciblage délibéré par l’entité sioniste des sites patrimoniaux, des écoles, des institutions éducatives et médiatiques, ainsi que des journalistes dans la bande de Ghaza, qualifiant ces actes de « génocide culturel et physique » qui s’étend désormais à la Cisjordanie, y compris El-Qods occupée.
Il a aussi condamné la profanation et les attaques contre les lieux archéologiques et religieux, dans le but de modifier le statut juridique et historique de la ville sainte d’El-Qods occupée et de ses remparts.
Le communiqué a insisté sur la nécessité d’un plan d’action spécifique pour la préservation du patrimoine culturel de la ville, et rappelé le caractère exclusivement musulman de la mosquée Al-Aqsa, ainsi que l’importance du sanctuaire d’El-Khalil (Al-Haram al-Ibrahimi).
Enfin, le ministère a remercié les pays frères et amis pour leur soutien à l’adoption de ces résolutions et pour leur défense des droits palestiniens dans le cadre du travail de l’UNESCO et d’autres instances internationales.
L’instauration par l’entité sioniste de la peine de mort consacrerait le terrorisme d’Etat organisé (CNP)
Le président du Conseil national palestinien, Rawhi Fattouh, a condamné la volonté de l’entité sioniste d’instaurer la peine de mort contre les prisonniers palestiniens, la décrivant comme « un crime politique, juridique et humanitaire, ainsi qu’une législation officielle pour le meurtre et le terrorisme d’Etat organisé ».
Dans un communiqué relayé mardi par l’agence de presse Wafa, Fattouh a souligné que « l’instauration de la peine de mort serait une extension des crimes quotidiens de l’occupation de génocide et de nettoyage ethnique contre les prisonniers et le peuple palestinien sans défense », notant que « l’armée d’occupation et les colons pratiquent le meurtre et la torture sous la supervision directe des dirigeants gouvernementaux sans rendre de comptes ».
Rappelant que l’entité sioniste qui viole les terres et légitime le meurtre et la punition collective, en violation flagrante des Conventions de Genève, Fettouh a ajouté que « ce (projet) de loi perpétue également l’extrémisme, alimente la haine et révèle la vérité sur l’institution sioniste basée sur l’apartheid et le terrorisme, tout en offrant une protection aux colons meurtriers ».
A cet égard, il a appelé la communauté internationale et ses institutions parlementaires et de droits de l’Homme à prendre des mesures urgentes pour arrêter ce projet de loi raciste, imposer des sanctions à l’encontre de l’entité sioniste, tout en initiant une action internationale pour protéger les prisonniers et tenir les chefs de l’occupation responsables devant la Cour pénale internationale.
L’occupant sioniste poursuit son agression contre Jénine et son camp
Les forces d’occupation sionistes poursuivaient mardi pour le 295e jour consécutif, leur agression contre la ville de Jénine et son camp en Palestine occupée, avec notamment des incursions et des perquisitions dans les maisons palestiniennes, a rapporté l’agence de presse Wafa.
Des sources locales citées par Wafa ont rapporté que les forces d’occupation ont pris d’assaut mardi matin la rue de Naplouse dans la ville de Jénine, et entravé le mouvement des véhicules en vérifiant l’identité des conducteurs.
Les forces sionistes ont également pris d’assaut la ville d’Al-Yamoun, à l’ouest de Jénine et effectué des fouilles dans une maison, selon les mêmes sources.
Par ailleurs, 22.000 citoyens ont été déplacés du camp de Jénine, et plus de 600 maisons dans le camp ont été complètement démolies. Des estimations indiquent que l’occupation a démoli environ 33% des maisons du camp.
Depuis le début de l’agression sioniste contre la ville et le camp de Jénine, 56 citoyens sont tombés en martyrs et plus de 200 autres ont été blessés, tandis que l’armée d’occupation lance des raids et des incursions quotidiennes dans les villes et villages du gouvernorat.
Cisjordanie occupée: la récolte d’olives de cette année est « la plus violente jamais enregistrée »
La récolte d’olives de cette année en Cisjordanie occupée s’annonce comme « la plus violente jamais enregistrée », alors que les attaques des colons se multiplient dans le cadre d’une campagne visant à s’emparer des terres palestiniennes, alerte le site d’information « The New Arab ».
Selon ce site, à mi-parcours de la récolte des olives de cette année en Cisjordanie occupée, les agriculteurs palestiniens subissent une vague d’agressions menées par les colons et l’armée sionistes, marquant l’une des saisons les plus violentes jamais enregistrées.
Au moins 259 attaques contre des agriculteurs palestiniens ont été enregistrées depuis le début de la saison des récoltes en octobre, indique la Commission de résistance à la colonisation et au mur (CWRC).
La CWRC a recensé 41 attaques commises par l’armée d’occupation sioniste et 218 attaques par des colons, enhardis par l’agression sur Ghaza et les projets de loi visant à annexer officiellement la Cisjordanie.
« Les attaques sont pires que jamais », a déclaré Abdallah Abu Rahma, commissaire de la CWRC, au New Arab.
« Depuis le début de l’agression sioniste à Ghaza, les colons ont le sentiment qu’ils peuvent tout faire. Ils attaquent tous les jours – ils brûlent des voitures, volent des olives, battent les agriculteurs – et l’armée les protège. Ils essaient de séparer les agriculteurs de leurs terres afin que les colons puissent s’en emparer », a-t-il ajouté.
En effet, les violences et les attaques des colons ont augmenté en Cisjordanie depuis le début de l’agression sioniste à Ghaza en octobre 2023, avec plus de 1000 Palestiniens tués par l’armée d’occupation et les colons.
Les projets de loi portant sur l’annexion de la Cisjordanie ont encore encouragé les colons à s’emparer des terres palestiniennes par la force.
Au cours de l’année écoulée, 84 nouveaux avant-postes de colons ont été créés, selon le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH), apparaissant souvent du jour au lendemain au sommet des collines. Et qui dit nouveaux avant-postes dit violence.
Les attaques ne visent pas seulement les agriculteurs, mais aussi leurs cultures. Des colons ont été filmés en train d’abattre des oliviers et d’incendier des oliveraies, symbole de l’identité palestinienne et élément essentiel de l’économie de la Cisjordanie.
Selon l’ONU, plus de 4000 oliviers et jeunes arbres ont été vandalisés pendant la récolte de cette année.
« Ce qui se passe en Cisjordanie n’est pas une série d’incidents isolés, mais une politique systématique visant à déplacer les Palestiniens et à briser leur volonté. Malgré cela, notre peuple reste fidèle à sa terre, plantant des oliviers à travers les flammes », a déclaré Mohammad Omar, un habitant de Beit Lid, un village de la Cisjordanie occupée.
En août, l’armée sioniste a rasé 3000 oliviers dans le village d’Al-Mughayyir, invoquant des raisons de sécurité, afin de permettre aux colons de construire une nouvelle route que les Palestiniens ne sont pas autorisés à emprunter.
Les routes sont un élément essentiel du contrôle sioniste sur la Cisjordanie, car elles restreignent les déplacements des Palestiniens, fragmentent les villages et fournissent un prétexte supplémentaire pour la confiscation de terres.
