La représentation générale d’une nouvelle pièce de théâtre sur la situation à Ghaza intitulée « La clé » sera donnée le 27 septembre au Théâtre régional de Bejaïa Abdelmalek-Bouguermouh, a-t-on appris mardi, auprès de cet établissement culturel.
Ecrite par le dramaturge Mohamed Bourahla et mise en scène par Ziani Chérif Ayad, la pièce de théâtre va traiter de la question palestinienne en mettant à nu l’attitude de l’occident face à la situation dramatique que vit la population de Ghaza.
« Ce qu’on a tenu à faire dans cette pièce, c’est comment déconstruire la propagande de l’occident et surtout la propagande de l’entité sioniste », a expliqué Ziani Chérif Ayad à l’APS.
« Leurs historiens ont manipulé l’histoire. Leur théâtre et leur cinéma ont également construit un récit, mais basé sur des mensonges et qui devient hélas une vérité en occident », a-t-il ajouté.
Le metteur en scène a souligné qu' »on assiste aujourd’hui au contraire de toutes les valeurs que les démocraties occidentales prétendent véhiculer », affirmant que Ghaza est devenue « le symbole de la déchéance » de ce même Occident.
Le théâtre, a-t-il tenu à rappeler, est un art « engagé » qui est toujours « témoin » de ce qui se passe à travers le monde, citant à ce propos le travail des ainés, comme Kateb Yacine dans « Palestine trahie » et « L’homme aux sandales de caoutchouc », sur la guerre au Vietnam.
« A nous de défendre nos choix, notre identité, notre patrimoine et notre culture », a conclu l’ancien directeur du Théâtre national algérien (TNA) (2001-2003) et fondateur de la troupe Masrah El-Qalaâ (La citadelle) qui a produit plusieurs pièces célèbres, dont « Fatma », « Nedjma », et « El Machina ».
