Le Portugal entre officiellement dimanche en campagne électorale pour les législatives anticipées du 18 mai, les troisièmes depuis janvier 2022, pour lesquelles le gouvernement sortant de droite modérée fait figure de favori, mais sans la garantie qu’une victoire assurerait la stabilité du prochain exécutif.
Le scrutin de mars 2024 avait vu le pays basculer à droite après huit années de gouvernements socialistes, mais la coalition emmenée par le Premier ministre Luis Montenegro, un juriste de 52 ans, ne disposait pas de majorité au Parlement, où elle a perdu un vote de confiance en mars sur fond de soupçons de conflit d’intérêt.
D’après les enquêtes, son Alliance démocratique (AD) est désormais créditée de 32,5% des intentions de vote, contre 27,3% pour le Parti socialiste (PS) et 17% pour la formation d’extrême droite Chega (« Assez »), selon un agrégateur de sondages fourni par la Radio Renascença.
Mais la coalition gouvernementale a cette fois-ci « fait le pari d’obtenir une majorité absolue » en négociant le soutien d’une formation libérale créditée de 7% des voix, souligne la politologue Marina Costa Lobo, de l’Institut des sciences sociales (ICS) de l’Université de Lisbonne.
« Mais même cela peut ne pas suffire et, par conséquent, la question de la stabilité gouvernementale est absolument centrale », insiste-t-elle.
Avant d’arpenter le pays pendant les deux prochaines semaines, les candidats des partis représentés au Parlement s’affronteront dimanche soir lors d’un débat télévisé.
Après un an de gouvernement de droite, le Portugal repart en campagne
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