Sahara occidental : Le Maroc imite les méthodes de l’entité sioniste (presse)

dknews
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La similitude entre le gouvernement d’extrême droite de l’entité sioniste et le makhzen est « frappante », relève le quotidien espagnol « El Independiente », soulignant que « le Maroc, un Etat colonial, imite les méthodes de l’entité sioniste ».
« A l’image du gouvernement (sioniste) d’extrême droite, le Makhzen cherche à museler toute enquête indépendante sur ses crimes et à empêcher l’émergence d’une vérité dérangeante sur son occupation brutale », a-t-il écrit dans un article publié récemment.
Il rappelle, à ce titre, qu’en février, le Makhzen a cyniquement expulsé trois députés européens venus enquêter sur la répression exercée contre les Sahraouis et le pillage illégal des ressources naturelles du Sahara occidental.
Le 20 février dernier, les autorités marocaines ont refoulé un groupe de députés européens qui tentaient d’entrer à Laâyoune, dans le Sahara occidental.
« Ces parlementaires se rendaient au Sahara occidental pour observer la situation sur place après la décision du 4 octobre 2024 de la Cour de justice de l’Union européenne, qui a invalidé les accords commerciaux entre l’Union européenne et le Maroc incluant le Sahara occidental, reconnaissant ainsi que le territoire ne fait pas partie du royaume marocain », explique ce journal.
Affirmant que cette interdiction « s’inscrit dans une logique coloniale », le quotidien espagnol soutient que « ce geste autoritaire n’est pas un cas isolé, mais bien une politique systématique visant à dissimuler les exactions d’un régime qui, depuis près de cinquante ans, maintient un peuple entier sous domination illégale ».
« Incapable de justifier cette occupation contraire au droit international, le Makhzen invoque fallacieusement des +considérations de souveraineté+ et accuse les parlementaires européens d’avoir des +agendas biaisés+ favorables au Front Polisario », a-t-il ajouté.
Ce discours, a-t-il poursuivi, est « une insulte à l’intelligence et un aveu de faiblesse d’un régime qui sait que, confronté à une enquête objective, son occupation ne résisterait pas à l’examen des faits ».
Soutenant que la similitude avec le gouvernement d’extrême-droite de l’entité sioniste est « frappante », le journal espagnol rappelle qu’en mai 2022, l’entité sioniste a interdit l’accès à une délégation européenne chargée des relations avec la Palestine, dirigée par Manu Pineda.
« Cette décision a été critiquée par des responsables européens, qui y ont vu une interférence avec le travail du Parlement européen.
De la même manière, (l’entité sioniste) interdit l’entrée des parlementaires européens critiques de sa politique coloniale en Palestine, le Maroc verrouille l’accès au Sahara occidental pour éviter que la communauté internationale ne puisse documenter ses crimes », souligne El Independiente.
Pour ce journal, « dans les deux cas, il s’agit d’un verrouillage totalitaire destiné à maintenir un statu quo illégal par la force, la propagande et la répression ».
Selon le quotidien espagnol, « les pratiques du Maroc ne relèvent pas seulement de l’opacité, elles traduisent une volonté claire d’écraser toute contestation et de faire taire un peuple en lutte pour son autodétermination ».
« L’Union européenne et les défenseurs des droits humains doivent cesser de détourner le regard et reconnaître enfin la nature coloniale du régime marocain.
Tant que l’occupation perdurera, il ne pourra y avoir ni justice ni paix au Sahara occidental », a-t-il conclu.

Une association condamne « fermement » l’enlèvement et la torture par les forces d’occupation marocaines de l’activiste sahraoui Breika Bahi

L’Association des familles des prisonniers et des disparus sahraouis (AFAPREDESA) a condamné « fermement », dimanche, l’enlèvement et la torture par les forces d’occupation marocaines de l’activiste sahraoui, Breika Bahi, exigeant une « enquête immédiate » sur cet « acte odieux ».
L’association « condamne avec la plus grande fermeté ce crime barbare », a-t-elle indiqué dans un communiqué, exigeant « une enquête immédiate, approfondie et transparente pour faire la lumière sur cet acte odieux et traduire en justice tous les responsables de l’enlèvement et de la torture de Breika Bahi ».
Selon cette association de défense des droits de l’homme, le jeune Sahraoui Breika Bahi a été enlevé par un groupe d’individus liés aux services de renseignement marocains, vendredi dernier à Laâyoune occupée, alors qu’il quittait le marché municipal.
Citant le témoignage de Breika Bahi, rapporté par l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine (ISACOM), l’AFAPREDESA soutient que l’activiste sahraoui a été kidnappé par quatre personnes habillées en civil qui l’ont forcé à monter dans un véhicule.
A environ 9 kilomètres de Laâyoune occupée, Breika a été sorti du véhicule les yeux bandés et les mains attachées derrière le dos.
Il a ensuite été contraint de s’allonger face contre terre et soumis à de violents coups de bâton, accompagnés d’insultes et de menaces de mort s’il persistait dans son activisme.
Relevant que l’attaque contre Breika Bahi n’est « pas un cas isolé », l’association affirme que celle-ci « s’inscrit dans une série de violations systématiques perpétrées par les forces d’occupation marocaines contre les civils sahraouis, dans le but de faire taire toute voix appelant à la liberté et à l’autodétermination » du peuple sahraoui.
« L’attaque contre Breika Bahi, pour avoir exprimé pacifiquement son opinion, constitue une violation flagrante de la liberté d’expression et des droits humains fondamentaux », a ajouté l’association.
L’AFAPREDESA exige, dans ce contexte, une « intervention urgente de la communauté internationale, en particulier des Nations Unies, pour mettre fin aux violations au Sahara occidental et envoyer des missions d’enquête pour examiner les crimes commis contre la population civile ».
Elle appelle également à « l’imposition de sanctions contre le Maroc par les gouvernements et les organisations internationales en raison de ses violations répétées des droits de l’homme » et à « soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies ».
Estimant que « le silence de la communauté internationale face à ces crimes encourage les forces d’occupation à poursuivre et à intensifier la répression contre le peuple sahraoui », l’association appelle toutes les organisations de défense des droits de l’homme, les médias et les personnes engagés pour la justice à « condamner et à se solidariser avec Breika Bahi et toutes les victimes de l’occupation marocaine ».
« L’AFAPREDESA se tient aux côtés de Breika Bahi et de tous les défenseurs des droits humains au Sahara occidental.
La voix de la liberté ne sera jamais réduite au silence », a-t-elle conclu.

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