Soudan : Manifestations à Port-Soudan contre l’émission de nouveaux billets de banque

dknews
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Des dizaines de Soudanais ont manifesté mardi à Port-Soudan contre la décision du gouvernement de procéder, dans les zones qu’il contrôle dans le pays en guerre, à un remplacement partiel des billets de banque.
Le gouvernement a prolongé d’une semaine la validité des coupures de 500 et 1.000 livres soudanaises, vouées au rappel, après ces protestations dans la capitale.

Selon le gouvernement, réfugié à Port Soudan, l’échange de billets dans les zones contrôlées par l’armée, dans le nord et l’est, vise à « protéger l’économie nationale et à combattre les agissements criminels ».
Mais la mesure fait craindre une nouvelle fracture entre ces secteurs et les zones tenues par les FSR, soit la quasi-totalité de la région occidentale du Darfour et des pans entiers du sud et du centre.
Les FSR ont déjà interdit l’utilisation de nouveaux billets dans les zones qu’elles contrôlent, et accusé l’armée de « complot visant à diviser le pays ».
La capitale Khartoum, dans le centre du Soudan, est partagée entre les deux forces.
Lundi, date limite fixée précédemment pour l’échange, le commerce et les transports à Port Soudan étaient paralysés.

4 morts dans une attaque contre un camp de personnes déplacées à El Fasher

Quatre personnes sont mortes dans une attaque attribuée aux Forces de soutien rapide (FSR) sur un camp de personnes déplacées dans la ville d’El Fasher, au centre de l’Etat du Darfour Nord, à l’ouest du Soudan, rapportent lundi des médias.
« Les Forces de soutien rapide ont lancé un bombardement d’artillerie sur le camp de déplacés d’Abu Shouk à El Fasher, faisant 4 martyrs et 9 blessés », selon des sources locales cité par des médias.
Depuis le 10 mai, El-Fasher, où se centre les opérations humanitaires des cinq Etats du Darfour, est le théâtre d’affrontements entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide.

Après plus de 20 mois de conflit opposant l’armée soudanaise aux forces de soutien rapide (FSR), pas moins de 20 000 personnes sont mortes et plus de 14 millions d’autres déplacées, et plus de 24,6 millions de personnes – soit plus de la moitié de la population – sont confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë, selon les estimations des Nations Unies et des autorités locales.

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