Ghaza : 17.000 familles palestiniennes touchées par des intempéries (ONU)

dknews
8 Min Read

Environ 17.000 familles palestiniennes ont été touchées par les récentes intempéries dans la bande de Ghaza, aggravant la situation des habitants de ce territoire palestinien soumis à une agression barbare de la part de l’occupation sioniste, a affirmé l’ONU.
L’ONU a indiqué mardi dans un communiqué que des enfants palestiniens à Ghaza dorment sous la pluie sans vêtements et que beaucoup d’entre eux souffraient de malnutrition et d’un système immunitaire affaibli.

Les forces d’occupation sionistes ont détruit la majeure partie des infrastructures de base, a ajouté l’ONU, empêchant la bande de Ghaza de faire face aux conditions climatiques extrêmes, relevant que les dommages causés aux réseaux de canalisation, aux routes et aux installations vitales aggravaient les souffrances quotidiennes des Palestiniens.
Selon la même source, les fortes pluies ont provoqué la destruction de milliers de tentes abritant des personnes déplacées, ce qui a entraîné le déplacement de nombreuses familles palestiniennes, les privant d’abris temporaires pendant la vague de froid extrême.
Les Nations unies ont insisté sur la nécessité d’autoriser immédiatement l’entrée de l’aide humanitaire et du matériel nécessaires à la réparation des infrastructures endommagées, notamment les réseaux d’eau et d’assainissement.

ONU: le MAE palestinien salue l’adoption d’une résolution sur le droit du peuple palestinien à l’autodétermination

Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a salué l’adoption mardi par la Troisième Commission chargée des droits de l’homme et des questions humanitaires à l’Assemblée générale des Nations unies, de sa résolution annuelle réaffirmant le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination, y compris son droit à l’indépendance.
Le ministère des Affaires étrangères a souligné dans un communiqué, repris par l’agence de presse palestinienne, Wafa, que ce droit est inaliénable, non soumis à des conditions, restrictions ou compromis, et ne peut être négocié en aucune circonstance.

Il a ajouté que cette décision est pleinement conforme à l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice (CIJ) concernant l’illégalité de l’occupation sioniste et la nécessité d’y mettre fin immédiatement et sans délai, car elle constitue le principal obstacle à la capacité du peuple palestinien d’exercer son droit à l’autodétermination et d’établir son Etat indépendant sur sa terre.
Par ailleurs, le ministère des Affaires étrangères palestinien a exprimé sa profonde gratitude aux pays qui ont voté en faveur de la résolution » et les a appelés à traduire ce soutien en mesures concrètes qui permettraient au peuple palestinien d’exercer son droit à l’autodétermination et de mettre fin à l’occupation sioniste, conformément à l’avis consultatif de la CIJ, qui a affirmé l’illégalité de l’occupation et la nécessité d’y mettre fin immédiatement et sans délai, car c’est le seul moyen de parvenir à la sécurité, à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient.

L’entité sioniste a employé des « pratiques génocidaires » à Ghaza (ONU)

L’entité sioniste a employé des « pratiques génocidaires » dans la bande de Ghaza et a laissé libre cours à sa « rhétorique expansionniste » au Moyen-Orient, affirme un comité des Nations unies chargé d’enquêter sur les exactions sionistes dans les territoires arabes occupés.
Rédigé par les ambassadeurs du Sri Lanka, de la Malaisie et du Sénégal auprès de l’ONU, le rapport, publié mardi, met en lumière une dégradation continue de la situation au Moyen-Orient : intensification de l’agression sioniste contre le Liban, durcissement de l’occupation en Cisjordanie, expansion de la colonisation dans le Golan syrien, et une impunité persistante malgré les décisions récentes de la Cour internationale de Justice (CIJ) et les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).
Dans son précédent rapport, en septembre 2024, le comité évoquait déjà la « possible commission d’un génocide » à Ghaza.
Il affirme désormais, preuves et témoignages à l’appui, que des pratiques génocidaires ont bien été employées par l’entité sioniste à Ghaza, où 86,3 % du territoire est classé zone interdite ou en évacuation, où près de 70.000 Palestiniens sont tombés en martyrs depuis octobre 2023 et où les morts indirectes -famine, maladies, effondrement du système de soins- devraient encore augmenter.
Consacré à la période allant d’août 2024 à juillet 2025, le rapport détaille le blocus quasi total de l’aide humanitaire imposé pendant plusieurs mois à l’enclave palestinienne, un mécanisme délibéré, selon le comité, ayant entraîné la famine.

Il relève aussi des frappes menées dans des lieux préalablement qualifiés par l’entité sioniste de soi-disant « zones de sécurité » et la mort de centaines de civils sous les tirs de l’armée sioniste, alors qu’ils tentaient d’atteindre des convois alimentaires.
Outre Ghaza, la Cisjordanie bascule elle aussi dans une spirale de violence, note le comité.
Raids à Jénine, Tulkarem ou Naplouse, recours à des chars dans des zones densément peuplées, plus de 40000 déplacés, des centaines de Palestiniens tués par les forces d’occupation : le rapport décrit un rythme d’agressions inédit depuis des années.
Il dénonce aussi la montée des violences de colons, parfois commises avec l’appui direct ou indirect des autorités d’occupation, et la multiplication des avant-postes sionistes en territoire palestinien.
Le transfert de responsabilités administratives à des responsables civils favorables à l’annexion de la Cisjordanie occupée, dont Al-Qods-Est fait partie, est selon le comité « de nature à saper toute possibilité de souveraineté palestinienne ».
Le chapitre consacré aux détentions souligne un recours accru à des pratiques « systématiques » de mauvais traitements, précisant que depuis octobre 2023, 18000 Palestiniens ont été arrêtés, dont 1450 enfants et 560 femmes.

Le rapport met également en cause un agenda expansionniste dépassant les frontières de la Cisjordanie et de Ghaza.
Dans le Golan syrien occupé, l’entité sioniste cherche à doubler la population des colons et affirme vouloir rester « indéfiniment » dans de nouvelles zones occupées, plus profondément à l’intérieur du territoire syrien, relève le comité onusien.
Au Liban, l’agression sioniste l’an dernier a fait des milliers de morts et de blessés, notamment « le plus grand nombre de personnels médicaux tués dans un conflit armé en 2024 ».
Le rapport dénonce le fait que l’entité sioniste agit dans une « impunité totale », soutenue par l’appui diplomatique, financier et militaire de puissants Etats tiers et par l’absence de sanctions internationales.
Le comité recommande, à ce titre, des sanctions internationales contre l’entité sioniste et un embargo total sur les armes.
Il appelle également les Etats membres de l’ONU à coopérer pleinement avec la CPI et à mener des enquêtes sur les entreprises et personnes ayant participé aux violations graves documentées dans le rapport.

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *