Les pressions inflationnistes sont revenues au centre des préoccupations des marchés mondiaux vendredi, provoquant une flambée des taux d’intérêt et une baisse des Bourses.
En Europe, le taux d’intérêt de la dette allemande à échéance dix ans, référence sur le continent, a retrouvé un niveau plus vu depuis 2011, à 3,18% contre 3,04% la veille en clôture.
Son équivalent français s’établissait à 3,80%, contre 3,66% en clôture jeudi.
Le rendement de l’emprunt britannique à dix ans bondissait de 4,99% jeudi à 5,18% vendredi, après avoir culminé à un plus haut depuis 2008, une dynamique renforcée par la crise politique que traverse le pays.
L’échéance à plus long terme (30 ans) était au plus haut depuis 1998, s’affichant à 5,85% contre 5,65% jeudi, soit un écart de 0,20 point de pourcentage, une très forte variation sur ce marché.
Les prix du pétrole ont d’ailleurs poursuivi leur hausse vendredi.
Le baril de Brent de la mer du Nord a gagné 3,35% à 109,26 dollars, et celui de son équivalent américain, le WTI, a avancé de 4,20% à 105,42 dollars. En Europe, la Bourse de Paris a terminé en recul de 1,60%, Francfort de 2,07%, Londres de 1,71% et Milan de 1,87%. A Wall Street également, le Dow Jones a perdu 1,07%, l’indice Nasdaq – à forte coloration technologique – a reculé de 1,54% et l’indice élargi S&P 500 a cédé 1,24%.
Sur le marché des changes, la livre sterling cédait 0,59% face au billet vert à 1,3324 dollar pour une livre vers 20H50 GMT.
Wall Street termine en recul
La Bourse de New York a terminé en repli vendredi, mise sous pression par la forte remontée des taux obligataires et une vague de ventes des valeurs technologiques.
Le Dow Jones a perdu 1,07%, l’indice Nasdaq – à forte coloration technologique – a reculé de 1,54% et l’indice élargi S&P 500 a cédé 1,24%.
Le coût de la dette a grimpé fortement vendredi, dans la foulée des prix du pétrole.
Vers 20H25 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l’Etat américain se tendait à 4,60%, contre 4,48% la veille en clôture, un plus haut depuis pratiquement un an.
Les échéances à deux et 30 ans suivaient le même mouvement.
