Explosions nucléaires françaises en Algérie : un crime infâme contre l’humanité imprescriptible

dknews
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L’Algérie commémore, vendredi, le 66e anniversaire des explosions nucléaires françaises en Algérie, des actes constituant un crime contre l’humanité, imprescriptible, qui demeure une plaie béante dans la mémoire collective de l’Etat français.

A cette occasion, le peuple algérien commémore ces explosions, en signe d’hommage et de fidélité à la mémoire des victimes fauchées par la première explosion nucléaire à Reggane (wilaya d’Adrar), le 13 février 1960.

L’Algérie poursuit aujourd’hui sa marche sur la voie du progrès et aspire à une plus grande prospérité, sans jamais accepter que le dossier de la mémoire soit sujet à l’oubli et au déni, comme l’a fermement souligné, à maintes reprises, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Tout en se remémorant les images de la dévastation causée par cette première explosion nucléaire, dite opération « Gerboise bleue », les Algériens remettent également sur le devant de la scène la série d’explosions atomiques (près de 57 explosions nucléaires), au moment où la France s’entête à nier ses crimes, refusant obstinément de fournir les données techniques, les plans et les documents d’archives relatifs aux sites d’enfouissement des déchets radioactifs.

Face à cet entêtement arbitraire, l’Algérie réaffirme sa détermination à inscrire la consolidation de la mémoire nationale dans un dispositif juridique et ancrée dans la conscience collective de la Nation.

Une loi criminalisant le colonialisme français en Algérie a, ainsi, été promulguée, affirmant dans son contenu que les crimes coloniaux documentés exigent reconnaissance et réparation, constituant un « droit historique non sujet à l’oubli ni à la renonciation ».

Le texte de loi portant criminalisation du colonialisme français en Algérie demeure un choix national clair et assumé, porté par le président de la République qui a élevé la mémoire au rang de « question souveraine non négociable ».

Dans cette même perspective, des juristes et des experts poursuivent leurs efforts de documentation pour réunir les preuves et les témoignages attestant que les essais nucléaires dans le sud algérien ont affecté une large population civile, contrairement aux allégations françaises.      

Si la voie judiciaire et militante s’annonce longue, incluant les actions en justice intentées contre l’Etat français dans ce dossier, elle n’en constitue pas moins une pression effective contraignant progressivement la France à reconnaître ses crimes et ses actes.

Quand bien même la France tarderait à reconnaître sa responsabilité historique, juridique et morale face aux crimes barbares qu’elle a commis contre le peuple algérien durant des décennies, elle ne parviendra jamais à effacer les stigmates de son forfait.

L’histoire retiendra que la France, en quête d’accession au rang des puissances nucléaires mondiales, n’a pas hésité à commettre en Algérie des crimes abjects contre l’humanité, disséminant sur son passage une contamination radioactive massive issue de ces explosions, dont les populations locales subissent encore les graves séquelles, dont des cancers, malformations congénitales et génétiques, ainsi que des troubles endocriniens ayant entraîné une propagation de la stérilité dans la région.

Ces conséquences étaient à la mesure de la bombe larguée à Reggane, dont la puissance atteignait 70 mille tonnes, un chiffre effroyable excédant le cumul des essais nucléaires alors réalisés par les Etats dotés de l’arme atomique.

Il est certain que la commémoration de cette douloureuse mémoire par le peuple algérien constituera la pierre angulaire faisant échouer les manœuvres françaises visant à occulter l’histoire de ses crimes en Algérie.

Et quand bien même la France n’aurait toujours pas divulgué les archives et le dossier complet qu’elle retient sur les essais nucléaires au sud algérien, permettant d’évaluer l’ampleur des dommages et d’y remédier, l’histoire transmettra aux générations futures l’horreur et les atrocités qu’elle a perpétrées contre l’homme et la nature, constituant un crime dans toute sa définition juridique, imprescriptible.

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