TISSEMSILT : La direction de la culture clôture le Mois du patrimoine 2026 par une journée d’étude consacrée aux stratégies de sauvegarde du patrimoine national

dknews
5 Min Read

Sous le haut patronage du wali de la wilaya de Tissemsilt, le secteur de la culture a organisé, ce lundi dernier, la cérémonie officielle de clôture du Mois du patrimoine 2026, placé cette année sous le slogan évocateur : « Notre patrimoine… notre civilisation ».

Une manifestation culturelle et scientifique d’envergure qui a permis de réunir différents acteurs institutionnels, sécuritaires, culturels et académiques autour d’une même ambition : renforcer les mécanismes de protection du patrimoine culturel national et promouvoir la conscience collective quant à la nécessité de préserver cet héritage historique et civilisationnel.
Accueillie à la Maison de la culture « Mouloud Kacem Naït Belkacem » de Tissemsilt, cette journée d’étude intitulée « Stratégies de protection du patrimoine culturel » s’est déroulée en présence d’un large public composé de représentants des autorités locales, d’intellectuels, d’universitaires, de responsables d’institutions culturelles, d’associations patrimoniales, de jeunes étudiants ainsi que de nombreux citoyens intéressés par les questions liées à la sauvegarde de la mémoire nationale.
Cette rencontre a constitué un véritable espace de réflexion et d’échange autour des défis auxquels fait face le patrimoine culturel algérien, notamment les risques de dégradation, de trafic illicite des biens culturels, de pillage des sites archéologiques et des atteintes aux monuments historiques.
Les différentes interventions ont mis en lumière l’importance de la coopération entre les institutions de l’État et la société civile afin de garantir une protection efficace et durable des richesses patrimoniales du pays. Parmi les communications les plus remarquées figure celle de l’Officier principal Mahdaoui Mustapha, relevant de la brigade économique de la police judiciaire, qui a présenté une conférence détaillée sur le rôle de la Direction générale de la Sûreté nationale dans la lutte contre les crimes liés au patrimoine culturel.
L’intervenant a souligné que les services de sécurité œuvrent continuellement à lutter contre les réseaux spécialisés dans le trafic des objets archéologiques et historiques, à travers des opérations de surveillance, d’investigation et de coordination avec les différentes institutions nationales concernées.
Dans son intervention, il a également insisté sur l’importance de la sensibilisation citoyenne, considérée comme un élément essentiel dans la protection des biens culturels.
Selon lui, la préservation du patrimoine ne relève pas uniquement de la responsabilité des institutions officielles, mais constitue également un devoir collectif impliquant l’ensemble des composantes de la société.
Les représentants du groupement de la Gendarmerie nationale ont, pour leur part, abordé les efforts déployés sur le terrain pour protéger les sites historiques et archéologiques, notamment dans les zones éloignées et rurales.
Ils ont mis en avant les mécanismes de contrôle et les actions de prévention visant à faire face aux tentatives de fouilles illégales et aux activités de contrebande touchant les objets anciens et les pièces archéologiques.
De leur côté, les services des Douanes algériennes ont présenté une communication axée sur la lutte contre le trafic transfrontalier des biens culturels.
Les intervenants ont expliqué les dispositifs mis en place au niveau des postes frontaliers afin d’empêcher la sortie illicite d’objets historiques et de protéger les trésors patrimoniaux nationaux contre les réseaux internationaux spécialisés dans le commerce illégal des antiquités.
Tout au long de cette journée d’étude, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer les programmes éducatifs et culturels destinés aux jeunes générations afin de consolider leur attachement au patrimoine national.
Plusieurs intervenants ont rappelé que le patrimoine culturel représente un facteur essentiel de préservation de l’identité nationale et un vecteur de transmission des valeurs historiques, sociales et civilisationnelles de l’Algérie.
Cette manifestation a également permis de mettre en avant le rôle stratégique des médias dans la diffusion de la culture de protection du patrimoine et dans la sensibilisation de l’opinion publique aux dangers qui menacent les biens culturels.
Les participants ont appelé à multiplier les initiatives scientifiques, culturelles et médiatiques favorisant la valorisation des monuments historiques, des traditions populaires et des sites archéologiques que recèle l’Algérie.
À travers l’organisation de cette journée d’étude de haut niveau, la wilaya de Tissemsilt confirme une nouvelle fois son engagement en faveur de la préservation du patrimoine culturel national et de la promotion de toutes les initiatives visant à sauvegarder la mémoire collective du peuple algérien.
Une démarche qui traduit la volonté des autorités locales et des institutions concernées de faire du patrimoine un levier de développement culturel, éducatif et touristique au service des générations présentes et futures.

Par Abed Meghit

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *