L’Université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran franchit une nouvelle étape dans le rapprochement entre la recherche scientifique et le secteur de la santé à travers la signature de deux importantes conventions de coopération avec le Centre hospitalo-universitaire d’Oran. Cette initiative marque une avancée significative dans le développement de solutions médicales innovantes reposant sur les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle au service des patients et des établissements hospitaliers. La cérémonie de signature s’est déroulée au siège de l’USTO-MB sous la supervision du recteur de l’université, le professeur Ahmed Hamou, représenté par le vice-recteur chargé des relations extérieures, en présence de responsables universitaires, de chercheurs et de cadres du CHU d’Oran.
À travers ce partenariat scientifique et technique, les deux institutions ambitionnent de renforcer la coopération entre les laboratoires de recherche universitaire et les services médicaux spécialisés afin de développer des technologies innovantes adaptées aux besoins du secteur de la santé. Cette démarche s’inscrit dans une vision moderne visant à faire de l’université un acteur central du développement technologique et sanitaire. Les conventions signées portent principalement sur le développement de projets multidisciplinaires intégrant l’intelligence artificielle, l’électronique, la biomécanique et les nouvelles technologies appliquées à la médecine. L’objectif consiste à améliorer la qualité des soins, optimiser les outils de diagnostic et moderniser les équipements médicaux utilisés dans les structures hospitalières. Le premier axe de coopération concerne le service de radiologie et d’imagerie médicale du CHU d’Oran. Les équipes de recherche travailleront au développement d’algorithmes d’intelligence artificielle capables d’assister les médecins dans l’interprétation des examens médicaux et le diagnostic de certaines pathologies. Le partenariat prévoit également la mise en place de systèmes intelligents destinés à assurer la maintenance et le suivi technique des équipements d’imagerie médicale tels que les IRM et les scanners. La seconde convention concerne le service de médecine physique et de réadaptation. Elle vise la conception de dispositifs technologiques modernes destinés à l’évaluation fonctionnelle des patients et à l’accompagnement des opérations de rééducation. Ces équipements innovants permettront d’améliorer les conditions de prise en charge des personnes nécessitant un suivi médical spécialisé. Afin d’assurer le bon déroulement des projets engagés, une commission scientifique mixte regroupant chercheurs, médecins et experts des deux institutions a été installée. Cette structure sera chargée de coordonner les travaux de recherche, de suivre les différentes expérimentations et de faciliter le transfert des innovations vers les services hospitaliers concernés. Les responsables de l’université ont souligné que ce partenariat représente une étape importante dans la valorisation de la recherche scientifique nationale et dans le renforcement des liens entre l’université et son environnement socio-économique. Cette coopération ouvre également des perspectives prometteuses pour l’émergence de nouvelles technologies médicales développées localement au bénéfice du système de santé algérien. À travers cette initiative, Oran confirme son ambition de devenir un pôle régional de recherche et d’innovation dans le domaine médical, en misant sur la complémentarité entre le savoir universitaire, l’expertise médicale et les technologies de pointe pour répondre aux défis de la santé moderne.
Abed MEGHIT
