Journée nationale de la mémoire : L’Algérie renforce la préservation de son héritage historique face aux défis de l’oubli et de la falsification

dknews
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La mémoire nationale demeure l’un des piliers fondamentaux de l’identité algérienne et un rempart essentiel face aux tentatives d’effacement de l’histoire.
À l’occasion de la commémoration des massacres du 8 mai 1945, l’Association nationale des grands invalides de la guerre de libération nationale a organisé à Oran une rencontre nationale placée sous le slogan « 8 mai 1945, une mémoire inoubliable », mettant en lumière l’importance de préserver et de transmettre aux générations futures les sacrifices consentis pour la liberté et l’indépendance du pays.
Cette rencontre a réuni d’anciens moudjahidine, des responsables institutionnels, des universitaires et des acteurs du mouvement mémoriel autour d’un même objectif : renforcer la conscience historique nationale et consolider la place de la mémoire dans le parcours de construction de l’Algérie contemporaine.
Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a souligné que l’annonce faite par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, relative au lancement des assises nationales de la mémoire et à la préparation d’un projet de loi sur la mémoire nationale ouvre de nouvelles perspectives pour la valorisation du patrimoine historique algérien.
Selon le ministre, cette initiative constitue une étape majeure dans la protection de la mémoire collective, considérée comme une richesse symbolique inestimable et comme un élément central de l’identité nationale.
Il a affirmé que son département ministériel avait déjà entamé les préparatifs nécessaires à la concrétisation de ces projets stratégiques avec la participation des institutions officielles, des universités, des chercheurs et des associations spécialisées.
L’objectif affiché consiste à élaborer une vision nationale cohérente capable de faire face aux enjeux liés à la bataille de la mémoire et à la défense du récit historique algérien.
Cette démarche intervient dans un contexte international où les questions mémorielles occupent une place croissante dans les relations entre les peuples et les nations.
Le ministre a également rappelé que l’institution de la Journée nationale de la mémoire en 2020 par le président de la République représente une décision souveraine traduisant l’importance accordée à la sauvegarde du patrimoine historique national.
Cette commémoration annuelle vise à rappeler les crimes coloniaux perpétrés lors des massacres du 8 mai 1945 et à préserver la mémoire des milliers de victimes tombées pour la liberté.
Les massacres du 8 mai 1945 constituent en effet l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire contemporaine de l’Algérie.
Alors que le monde célébrait la fin de la Seconde Guerre mondiale, des milliers d’Algériens furent victimes d’une répression sanglante après avoir revendiqué pacifiquement leur droit à la liberté et à l’indépendance.
Pour le président de l’Association nationale des grands invalides de la guerre de libération nationale, Hai Abdennebi, la préservation de cette mémoire représente une responsabilité collective.
Il a salué les efforts engagés par les autorités publiques pour renforcer la place de la mémoire dans la conscience nationale et promouvoir les valeurs du sacrifice et du patriotisme auprès des jeunes générations.
La rencontre organisée à Oran a également été marquée par la projection de plusieurs films documentaires retraçant les événements tragiques du 8 mai 1945 ainsi que le parcours historique de la Journée nationale de la mémoire.
Les participants ont également assisté à une présentation des services assurés par le Centre national d’équipement des invalides de la guerre de libération nationale et des ayants droit.
Au-delà de la dimension commémorative, cette initiative illustre la volonté de l’Algérie de préserver son héritage historique face aux risques d’oubli, de falsification ou de banalisation des crimes coloniaux.
En plaçant la mémoire au cœur de la construction nationale, le pays réaffirme son attachement à son histoire et à la transmission fidèle des sacrifices qui ont permis l’avènement de l’indépendance.

Par Abed MEGHIT

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