Hantavirus : mission scientifique la semaine prochaine à Ushuaïa pour découvrir l’origine de la contamination

dknews
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Une mission scientifique argentine se rend la semaine prochaine à Ushuaïa d’où est parti le navire Hondius, pour rechercher l’éventuelle présence sur place de rongeurs vecteurs de l’hantavirus, espérant obtenir des résultats au plus tard d’ici un mois, a annoncé jeudi une autorité sanitaire locale.
« L’idée est de faire le prélèvement d’échantillons (de rongeurs) la semaine prochaine », a affirmé à la presse à Ushuaïa le directeur Epidémiologie de la province de la Terre de Feu, Juan Petrina.
Après analyses, « on suppose que les résultats devraient être prêts dans les quatre semaines », a-t-il ajouté.
La ville touristique d’Ushuaïa, d’où est parti le 1er avril le navire de croisière sur lequel a éclaté un foyer d’hantavirus, se défend depuis deux semaines d’avoir été l’origine de la contagion du passager cas zéro.
Selon les autorités locales, l’hantavirus est absent de la province depuis que sa notification a été rendue obligatoire, il y a 30 ans.
Absent aussi, selon elles, le rat à longue queue, vecteur de la souche « Andes » de l’hantavirus, transmissible d’humain à humain.
« La situation épidémiologique de la zone n’a pas beaucoup changé », a souligné M. Petrina.
« Nous n’avons pas eu de cas (nouveau d’hantavirus). Or, 45 jours se sont déjà écoulés depuis le départ du navire ».
Il a précisé que les lieux précis où doivent être réalisées les captures de rongeurs « n’ont pas encore été définis », mais sont en discussion entre la province et les scientifiques de l’Institut Malbran de Buenos Aires, référence argentine en matière d’infectiologie et d’épidémiologie, qui réaliseront la mission.

Hantavirus: parmi les 22 cas contacts français, 4 enfants testés négatifs

Les 22 personnes identifiées en France comme cas contacts de la passagère néerlandaise du navire MV Hondius décédée de l’hantavirus ne présentent pas de symptômes et parmi elles, quatre enfants scolarisés ont été testés négatifs, a annoncé mercredi le gouvernement.
L’ensemble des 22 personnes ont toutes débuté une quarantaine à l’hôpital.
« Aucun ne présente de symptôme », a souligné le gouvernement dans un communiqué.
« Parmi ces vingt-deux personnes, les quatre enfants scolarisés ont été testés négatifs », ajoute-t-il, sans donner le résultat des 18 autres qui devraient être connus jeudi.
Elles devraient rester hospitalisées au moins « pour 14 jours », soit la période d’incubation moyenne du hantavirus, mais cela pourra aller jusqu’à 42 jours, la durée maximale d’incubation estimée.
Par ailleurs, cinq Français présents sur le MV Hondius, ont été placés à l’isolement hospitalier strict à l’Hôpital Bichat à Paris.
Parmi eux, une personne a été testée positive et se trouve en réanimation dans un état grave.
Les quatre autres personnes ont toujours été testées négatives et ne présentent aucun symptôme.

Hantavirus: huit cas confirmés au virus des Andes (OMS)

La souche du virus détectée dans les huit cas confirmés en lien avec le foyer d’infection à l’hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius est celle des Andes, transmissible entre humains, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Au 13 mai, 11 cas, dont trois décès, ont été signalés », a indiqué l’OMS dans un bulletin d’information publié mercredi soir.
Sur ces 11 cas, « huit cas ont été confirmés en laboratoire pour une infection par le virus des Andes (ANDV), deux sont probables et un cas est non concluant et fait l’objet d’analyses complémentaires », a-t-elle détaillé.
Deux des huit cas confirmés sont décédés.
Le taux de létalité (pourcentage de malades qui décèdent après avoir contracté l’infection) de ce foyer est à ce stade de 27%, selon l’OMS.
Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre l’hantavirus, qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.
Tous les cas jusqu’à présent se trouvaient à bord du navire.
Le cas considéré comme non concluant concerne une personne aux Etats-Unis, « actuellement asymptomatique » selon l’OMS.
Ses résultats d’analyses – un test positif et un test négatif réalisés dans deux laboratoires différents – ne permettent pas de conclure.
Ce passager américain, hospitalisé dans le Nebraska, est dans l’attente des résultats d’un nouveau test.
L’OMS considère toujours que le risque est « modéré » pour la santé des passagers et de l’équipage du navire et « faible » pour le reste de la population dans le monde.
L’origine du foyer est encore inconnue mais, selon l’OMS, la première contamination a eu lieu avant le début de l’expédition le 1er avril car le premier passager décédé, un Néerlandais de 70 ans, a présenté des symptômes dès le 6 avril.
Or, la période d’incubation du virus est comprise entre une et six semaines.
« Des investigations sont en cours afin d’élucider les circonstances potentielles de l’exposition et la source de la flambée épidémique, en collaboration avec les autorités d’Argentine et du Chili », a indiqué l’OMS mercredi.

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