Sept cas d’infection par le virus des Andes ont été confirmés parmi les personnes à bord du MV Hondius, touché par un foyer de hantavirus, a annoncé lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« A ce jour, nous comptons neuf cas, dont sept confirmés, ainsi que trois décès parmi eux. Le dernier cas a été signalé par la France parmi les passagers ayant débarqué (dimanche), la personne est actuellement à l’isolement et son cas a été confirmé (lundi) », a affirmé Olivier Le Polain, chef d’unité EAR (épidémiologie et analyse pour la riposte) de l’OMS, lors d’un point en direct sur plusieurs plateformes de réseaux sociaux.
L’OMS a annoncé samedi qu’au 8 mai, huit cas symptomatiques avaient été signalés, dont trois décès.
Le virus des Andes est un hantavirus transmis par les rongeurs, endémique en Amérique du Sud et seule souche connue capable d’une transmission interhumaine limitée.
L’OMS avertit que « le travail n’est pas terminé » après l’évacuation du MV Hondius
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé mardi que le « travail » des autorités sanitaires n’était « pas terminé » après l’évacuation réussie d’une centaine de passagers et membres d’équipage du MV Hondius de passage à Tenerife en Espagne, où un foyer d’hantavirus avait été détecté.
« Notre travail n’est pas terminé », a averti Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Madrid, au lendemain de la fin des opérations d’évacuation du navire de croisière, qui a repris lundi soir la direction des Pays-Bas depuis les Canaries, avec une partie de son équipage encore à bord.
« Compte tenu de la longue période d’incubation du virus (…) d’autres cas » pourraient apparaître dans les semaines à venir, a-t-il prévenu, disant « espérer » que les pays suivront « les conseils et les recommandations » de l’OMS dans la lutte contre l’hantavirus. Les occupants du bateau évacués sont des ressortissants d’une vingtaine de pays différents.
« L’OMS dispose de directives claires », a-t-il rappelé, avant d’évoquer « la question de la souveraineté » nationale.
« Nous ne pouvons pas contraindre les pays à appliquer nos protocoles. Nous pouvons seulement conseiller et recommander », a-t-il poursuivi.
« La recommandation de l’OMS est qu’elles (les personnes évacuées) soient suivies activement, dans un centre de quarantaine désigné ou à domicile, pendant 42 jours à compter de la dernière exposition, qui est le 10 mai, ce qui nous amène au 21 juin », a détaillé Tedros Adhanom Ghebreyesus.
« Je comprends parfaitement que la population de Tenerife ait pu être préoccupée par le débarquement, sur ses côtes », a-t-il dit.
« Le risque est faible, tant pour la population de Tenerife qu’à l’échelle mondiale, et tous nos efforts au cours de la semaine écoulée ont visé à le maintenir à ce niveau », a ajouté le chef de l’OMS, disant prendre « la situation très au sérieux ».
