6e Festival international du film d’Imedghassen à Batna Les meilleures productions récompensées

dknews
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Le « Bouclier de Dihya », récompensant les meilleures productions cinématographiques en compétition au 6e Festival international du film d’Imedghassen, a été décerné dans la soirée de lundi en clôture de l’événement sur le site du mausolée royal numide d’Imedghassen, dans la commune de Boumia (Batna).
La compétition, organisée du 5 au 11 mai dans le cadre du festival, a réuni 50 films issus de 26 pays, répartis entre les catégories  »courts métrages de fiction »,  »longs métrages de fiction »,  »courts métrages documentaires » et  »courts métrages d’animation ».
Dans la catégorie des courts métrages de fiction, le prix du meilleur film a été attribué à une co-production palestino-jordanienne intitulée  »Coyotes » (titre en arabe :  »Mouhaddad bil’inkiradh »), tandis que le cinéaste sud-africain Dian Weys a obtenu le prix de la meilleure réalisation pour son film  »Vultures » (Vautours) Toujours dans la catégorie des courts métrages de fiction, l’algérienne Sonia Faidi a été récompensée du prix de la meilleure actrice pour son rôle dans  »Gardiennes de nuit » et le portugais Igor Regalla le prix du meilleur acteur pour sa performance dans le court métrage  »Prayer » (Prière).
Le prix du meilleur long métrage de fiction est revenu au film  »Quand la noix devient jaune » du réalisateur turc Mehmet Ali Konar, le prix du meilleur court métrage documentaire a été décerné à « Rêves de filles » de la réalisatrice égyptienne Marwa Ali Elsharkawy et le prix du meilleur court métrage d’animation à « Zoo », une co-production Germano-jordanienne réalisée par le jordanien Tariq Rimawi.
Quant au prix de la « Semaine des critiques », il a été décerné au film  »Prayer » du Portugal dans la catégorie des courts métrages documentaires et au film « Poupiya » de Yacine Bouaziz (Algérie) dans la catégorie des longs métrages.
La cérémonie de clôture de cet événement culturel, supervisée par le secrétaire général de la wilaya de Batna, Rachid Zouad, a été marquée par la présence du directeur adjoint de l’Institut culturel italien en Algérie, Andrea Guadagnini, l’Italie étant invitée d’honneur de cette édition, ainsi que d’artistes et de réalisateurs d’Algérie et de nombreux pays participants tels que l’Italie, l’Egypte, les Pays-Bas, le Niger, la Tunisie et la Syrie.
Le commissaire du festival, Issam Taachit, a salué l’intérêt porté par le ministère de tutelle à cet événement, estimant que ce festival, qui constitue un espace annuel pour les créateurs du 7e art, tant nationaux qu’internationaux et soulignant l’importance de la manifestation pour la promotion du cinéma, la mise en avant du patrimoine culturel algérien et la promotion de la destination Algérie.

Le Festival du film d’Imedghassen de Batna célèbre le cinéma italien

Le long-métrage « Zamora » a été projeté lundi au dernier jour du 6e Festival international du film d’Imedghassen de Batna (du 5 au 11 mai), en célébration du 7e art italien, dont le pays est l’invité d’honneur de cette manifestation.
Projeté à la salle « Aurès » de Batna, « Zamora » est une comédie d’une durée d’une heure et 40’ sortie en 2023 et présentée au public en 2024, et dont l’action se déroule à Milan, en Italie, au milieu des années 1960.
Réalisé par Neri Marcorè (qui y figure également comme acteur), le film raconte l’histoire de Walter Vismara, comptable de son état (campé par Alberto Paradossi) qui déménage à Milan pour exercer son métier dans une petite entreprise, mais se retrouve conduit à évoluer au poste de gardien de but dans l’équipe de football de cette entreprise dirigée par Tosetto (interprété par Giovanni Storti), passionné du ballon rond.
Surnommé « Zamora » en référence à Ricardo Zamora, l’un des meilleurs gardiens de but d’Espagne dans les années 1920 et 1930, Walter Vismara fait face, car peu doué, aux moqueries de ses camarades qui ne se privent de se gausser de son manque de talent, donnant lieu à des scènes comiques au grand amusement du public.
Ce film qui met en lumière la riche expérience italienne dans le domaine du cinéma, a été sélectionné parmi plusieurs longs métrages projetés hors compétition, a affirmé le commissaire du Festival, Issam Taachit.
Pour rappel, les férus batnéens du 7e art ont eu rendez-vous, pendant la durée du festival, dans la salle « Aurès », avec un florilège de longs et de courts métrages, ainsi qu’avec des documentaires et des films d’animation provenant de 26 pays.

Batna : Clôture du 6e Festival international du film d’Imedghassen

Le rideau est tombé, lundi soir, sur la 6e édition du Festival international du film d’Imedghassen, organisé dans la wilaya de Batna du 5 au 11 mai courant. La cérémonie de clôture, à laquelle ont assisté le secrétaire général de la wilaya de Batna, Rachid Zouad, d’un représentant de l’ambassade d’Italie en Algérie, d’artistes de plusieurs pays participants et d’un public de passionnés du 7e art s’est tenue en plein air, tout près du site archéologique du mausolée numide d’Imedghassen, dans la commune de Boumia.
Dans un discours lu en son nom par la directrice de la culture de la wilaya, Amira Deliou, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a déclaré que l’organisation de la cérémonie de clôture dans le voisinage immédiat du monument historique d’Imedghassen  » confère à cette édition une dimension symbolique particulière ».
En ce lieu, a-t-elle souligné,  » le cinéma ne semble guère éloigné de l’histoire, et l’histoire n’est pas une page fermée du passé, dès lors que tous deux (l’histoire et le cinéma) ont pris la dimension d’un espace de réflexion, de dialogue et de renouvellement du lien avec la mémoire et le monde ».
La ministre a ajouté que la valeur du festival d’Imdghassen  »réside également dans le message clair qu’il délivre, à savoir que la culture, lorsqu’elle est liée à un lieu, aux gens et à l’histoire, n’en est que plus authentique et est plus à même d’atteindre les cœurs et les esprits ».
Mme Bendouda a considéré, dans le discours lu en son nom par la directrice de la culture, que les films projetés et les rencontres et les débats qui les ont accompagnés  » constituent un acquis important », car le festival, selon elle,  » ne s’achève pas avec la fin des projections, mais vaut surtout par l’impact qu’il laisse sur la ville, le public et les jeunes qui découvrent à travers lui que le cinéma peut représenter, pour eux, un horizon ».
Pour rappel, pas moins de 50 films produits dans 26 pays, parmi lesquels la Turquie, la Palestine, la Tunisie, le Brésil, l’Allemagne et l’Egypte, étaient en lice pour les prix de cette édition qui a donné lieu, en plus de la projection de films en compétition et hors compétition, à des sessions de masterclass dans la salle de cinéma Aurès, consacrées au « jeu d’acteur » animée par l’artiste syrien Fayez Kazak, à « la réalisation » animée par Hadj Ali Menad d’Algérie, au « film documentaire » animée par la productrice et réalisatrice nigérienne Aïcha Macki, ainsi qu’au thème « cinéma, média pédagogique et moyen d’intégration » encadré par l’acteur tunisien Khaled Bouzid.
Des ateliers de formation ont également été organisés, à la maison de la culture Mohamed-Laïd Al-Khalifa, au profit de 60 jeunes passionnés du monde du cinéma provenant de plusieurs wilayas.
Ces ateliers se sont concentrés sur le jeu d’acteur, la réalisation cinématographique, le film produit à l’aide de l’intelligence artificielle, le film documentaire et le laboratoire de développement de scénarios de courts-métrages (Lab Core), encadrés par des spécialistes expérimentés dans le domaine.
De même que le festival a offert à des universitaires et des spécialistes en histoire et en archéologie, de plusieurs wilayas l’opportunité de mettre en lumière la dimension historique et archéologique du mausolée royal numide d’Imedghassen qui date de la fin du IVe siècle et du début du IIIe siècle de notre ère, à travers une journée d’étude scientifique sur ce monument, organisée à la maison de la culture Mohamed-Laïd Al Khalifa.
Cette manifestation culturelle annuelle a également été ponctuée de sorties touristiques pour les invités du festival qui ont pu découvrir plusieurs sites archéologiques de la wilaya de Batna, dont l’antique Thamugadi (Timgad).
Certains participants que l’APS a approchés, dont le réalisateur saoudien Mohsen Ahmed, qui a présenté son court-métrage  » Une simple rencontre », et l’égyptienne Marwa Ali El Sharkawy,  »Rêves de filles  », ont souligné  »la richesse du Festival international du film d’Imedghassen » qui fut, selon eux, un  » espace pour les cinéastes, en particulier les jeunes, qui ont pu présenter leurs œuvres et d’affiner leurs expériences ».
Le commissaire du festival, Issam Taachit, a souligné, quant à lui, que cette manifestation dédiée au cinéma  » ambitionnait d’encourager la créativité cinématographique, en particulier celle des jeunes » , et de créer des  »passerelles de communication entre des créatifs d’Algérie et d’ailleurs, tout en promouvant le riche patrimoine culturel et touristique de notre pays » .

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