Une vive panique a secoué lundi matin l’aéroport international Tribhuvan de Katmandou après qu’un avion de la compagnie Turkish Airlines a pris feu au moment de son atterrissage dans la capitale népalaise.
L’incident, survenu au niveau des pneus du train d’atterrissage, a provoqué une importante mobilisation des services de secours et entraîné l’interruption temporaire du trafic aérien sur la principale plateforme aéroportuaire du pays.
Selon les premières informations communiquées par les autorités népalaises, l’appareil venait d’achever sa phase d’atterrissage lorsqu’un départ de feu a été constaté sur le train principal de l’avion.
En quelques instants, les équipes d’intervention de l’aéroport ont été déployées sur la piste afin d’empêcher la propagation des flammes et de sécuriser les passagers ainsi que les membres d’équipage.
À bord de l’appareil se trouvaient 276 passagers et 11 membres d’équipage.
Tous ont été évacués rapidement à travers les issues de secours dans une opération menée sous haute tension mais sans mouvement de panique majeur.
Les autorités ont confirmé qu’aucune victime ni blessé grave n’avait été enregistré, saluant le professionnalisme de l’équipage et la rapidité d’intervention des services d’urgence.
Les images relayées depuis l’aéroport ont montré une importante présence de véhicules anti-incendie autour de l’appareil immobilisé sur la piste.
Les pompiers sont parvenus à maîtriser les flammes avant qu’elles n’atteignent d’autres parties sensibles de l’avion, évitant ainsi un scénario potentiellement dramatique.
L’incident a néanmoins fortement perturbé les activités de l’aéroport international Tribhuvan, unique plateforme aérienne internationale du Népal et principal point d’entrée du pays.
Les autorités de l’aviation civile ont suspendu provisoirement les opérations de décollage et d’atterrissage afin de permettre l’intervention des équipes techniques et le déplacement de l’avion vers une zone sécurisée.
Des investigations ont immédiatement été ouvertes afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident.
Les premiers éléments évoquent un problème lié au système de freinage ou à une surchauffe des pneus lors de l’atterrissage, mais les autorités attendent les conclusions des experts avant toute confirmation officielle.
Cet événement relance également les débats sur les infrastructures aéroportuaires au Népal, un pays dont le relief montagneux rend les opérations aériennes particulièrement complexes.
L’aéroport de Katmandou, situé dans une vallée entourée de montagnes, est souvent considéré comme l’un des plus délicats au monde pour les pilotes en raison des contraintes météorologiques et géographiques.
Malgré cette situation spectaculaire, les autorités ont insisté sur le fait que les procédures d’urgence ont été appliquées avec efficacité.
Les passagers, visiblement choqués mais sains et saufs, ont été pris en charge par les services de l’aéroport avant d’être transférés vers des espaces sécurisés.
Cet incident intervient dans un contexte où la sécurité aérienne demeure une priorité mondiale pour les compagnies et les autorités de régulation.
Les experts rappellent que les procédures d’évacuation rapide et la coordination entre les équipes techniques, les pompiers et les services de sécurité jouent un rôle essentiel dans la prévention des catastrophes aériennes.
Alors que l’enquête se poursuit, l’événement restera comme l’un des incidents les plus marquants enregistrés ces derniers mois sur la plateforme aéroportuaire de Katmandou, rappelant une nouvelle fois l’importance cruciale des dispositifs de sécurité dans le transport aérien international.
Par Abed Meghit
