L’INESG organise une conférence scientifique sur les massacres du 8 mai 1945

dknews
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L’Institut national d’études de stratégie globale (INESG) a organisé, dimanche, une conférence scientifique à l’occasion de la commémoration du 81e anniversaire des massacres du 8 mai 1945, sous le thème « 8 mai 1945 : volonté d’un peuple… souveraineté d’une nation », au cours de laquelle les participants ont affirmé que ces massacres avaient constitué un tournant décisif dans le parcours de la lutte nationale et ouvert la voie vers la liberté et l’indépendance.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture des travaux de cette conférence, le directeur de l’INESG, Abdelaziz Medjahed, a souligné que les massacres du 8 mai 1945 représentent « une phase charnière dans l’histoire de l’Algérie, ayant transformé la méthode de lutte, renforcé la conscience populaire, changé les mentalités et unifié les efforts ».
A cet égard, il a souligné « la nécessité d’accorder à cette date historique la place qui lui sied », rappelant « son impact sur la situation générale en Algérie ainsi qu’à travers le monde, où les peuples se sont soulevés contre l’oppression et le colonialisme ».
De son côté, le coordinateur de la Commission algérienne Histoire et Mémoire, Mohamed Lahcen Zeghidi, a qualifié ces massacres de « tournant décisif dans le parcours du mouvement national et la fin de la pensée prônant la lutte politique loin du combat armé ».
Il a rappelé que la Seconde Guerre mondiale « avait permis aux Algériens de comprendre que ce qui a été pris par les armes ne peut être récupéré que par les armes ».
Pour sa part, l’ancien cadre de la Direction des Archives nationales, Soufi Fouad, a estimé, dans son intervention intitulée « Histoire et Mémoire », que ces massacres demeurent gravés dans la mémoire collective comme « un tournant dans le parcours de la lutte nationale, après avoir levé le voile sur les slogans de la France qui tentait, à chaque fois, de priver le peuple algérien de son droit à l’autodétermination ».
A ce propos, il a souligné l’importance de la recherche scientifique et de la documentation des témoignages afin de préserver la Mémoire nationale de l’oubli, en adéquation avec la volonté de l’Etat, notamment après l’institution du 8 mai comme Journée nationale de la Mémoire par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
De son côté, Pr. Bilal Amroune a évoqué, dans son intervention sur « Le mouvement national et les événements du 8 mai 1945 », les circonstances des manifestations pacifiques organisées par les Algériens ce jour-là, lesquels avaient compris qu’il n’existait pas d’autre alternative que la lutte armée pour recouvrer la liberté.
Pour sa part, Pr. Ahmed Adimi a affirmé que les manifestations « étaient pacifiques, mais la France n’a pas supporté le fait de voir le drapeau national et les banderoles revendiquant la liberté être brandis, elle a alors ouvert le feu sur les manifestants, ce qui s’est soldé par le plus abominable crime contre l’humanité de l’époque contemporaine ».
Cette conférence a également été marquée par la projection d’un documentaire retraçant l’horreur de ces massacres atroces ayant fait plus de 45.000 martyrs, durant lesquels l’armée française a eu recours à toutes les formes de torture et d’exécutions contre le peuple algérien sans défense, inscrivant ainsi une page noire dans son lourd passé colonial.

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