Oran : organisation d’une masterclass sur les toxidermies responsables de brûlures cutanées

dknews
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Une première masterclass consacrée aux réactions cutanées médicamenteuses pouvant entraîner des brûlures du corps a été organisée par le service de dermatologie et le service de pharmacovigilance de l’Etablissement hospitalier universitaire (EHU) 1er-Novembre-1954 d’Oran, dans le cadre des actions de formation continue du personnel médical.
Cette rencontre scientifique, encadrée par des spécialistes, vise à renforcer les compétences des médecins généralistes et des praticiens des services des urgences en matière de diagnostic et de prise en charge des toxidermies, des effets indésirables médicamenteux pouvant, dans certains cas, évoluer vers des formes graves.
Dans une déclaration à la presse, le professeur Toumi Houari, président du conseil scientifique de l’établissement et chef du service de pharmacovigilance, a indiqué que les cas de toxidermies enregistrés au niveau de l’EHU sont « relativement importants », précisant que ces réactions représentent près de 63 % de l’ensemble des effets indésirables liés aux médicaments.
Le même responsable a fait savoir que l’établissement accueille annuellement entre 35 et 40 cas, soulignant que l’apparition de ces réactions dépend en grande partie du terrain génétique et allergique des patients.
Abordant les causes principales, le Pr Toumi a relevé que les antibiotiques, notamment ceux de la famille des bêta-lactamines, constituent les principaux déclencheurs, en raison notamment de leur usage parfois inapproprié sans prescription médicale.
Il a également cité d’autres médicaments, à l’instar de certains traitements antiépileptiques et anticancéreux, pouvant être à l’origine de ces manifestations cutanées.
Le spécialiste a, en outre, insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des patients présentant des signes de toxidermie, appelant à leur orientation immédiate vers les services spécialisés en dermatologie.
Il a également recommandé la mise en place d’une carte patient mentionnant les antécédents allergiques et le profil génétique, afin de prévenir toute réexposition aux médicaments incriminés.
Le professeur Toumi a, par ailleurs, annoncé que parmi les priorités du conseil scientifique figure l’élaboration de protocoles thérapeutiques et de référentiels adaptés à ce type de pathologies, en vue d’améliorer la qualité de la prise en charge au niveau de l’établissement.
De son côté, Pr. Siradj Amel, cheffe du service de dermatologie de l’EHU 1er-Novembre-1954, a mis en avant l’intérêt de ce type d’ateliers dans la sensibilisation des praticiens aux risques liés aux réactions cutanées médicamenteuses, notamment en ce qui concerne les modalités de détection et de prise en charge des cas.
Elle a souligné que cette initiative s’inscrit dans une démarche globale visant à protéger les patients et à promouvoir le bon usage du médicament, à travers une meilleure coordination entre les différents services concernés.

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