L’Algérie poursuit son déploiement énergétique sur le continent africain à travers une nouvelle initiative stratégique portée par le groupe Sonelgaz au Tchad. Dans le cadre du partenariat de coopération bilatérale conclu entre Alger et N’Djamena, une importante délégation d’experts et de techniciens algériens s’est rendue dans la capitale tchadienne afin d’entamer concrètement la réalisation d’une centrale de production d’électricité d’une capacité de 40 mégawatts, un projet appelé à renforcer durablement les capacités énergétiques du Tchad et à consolider les relations économiques entre les deux pays. Cette mission technique, menée sous l’autorité du ministère algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, traduit la volonté de l’Algérie de s’imposer comme un acteur majeur de la coopération énergétique africaine. À travers Sonelgaz, le pays confirme sa stratégie d’ouverture continentale fondée sur le partage d’expertise, le transfert de compétences et l’accompagnement des pays africains dans leurs projets de développement structurants. La délégation algérienne, dirigée par le président-directeur général de Sonelgaz-International, Yazid Djellouli, est arrivée vendredi à N’Djamena où elle a été accueillie par plusieurs hauts responsables tchadiens. Les membres de la mission ont été reçus par le ministre d’État chargé des Finances, du Budget, de l’Économie, de la Planification et de la Coopération internationale du Tchad, Tahir Hamid Nguilin, ainsi que par le ministre tchadien de l’Eau et de l’Énergie, Passalet Kanabé Marcelin. Cette rencontre de haut niveau illustre l’importance stratégique accordée à ce projet par les autorités des deux pays. Pour le Tchad, cette future centrale représente une infrastructure essentielle destinée à améliorer l’approvisionnement électrique et à soutenir les besoins croissants liés au développement économique et social. Pour l’Algérie, cette opération s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer la présence des entreprises nationales sur le continent africain et à promouvoir un modèle de coopération Sud-Sud fondé sur la solidarité et le développement partagé. Au cours de leur séjour, les experts de Sonelgaz ont entamé plusieurs séances de travail techniques avec les responsables de la société tchadienne d’électricité « Tchad Elec ». Ces réunions ont permis de définir les premières étapes opérationnelles du projet, notamment l’élaboration d’une feuille de route commune, la constitution des équipes bilatérales chargées du suivi du chantier et le lancement des inspections techniques du site destiné à accueillir la future centrale électrique.
Cette phase préparatoire apparaît déterminante pour garantir la réussite du projet et assurer une coordination optimale entre les différentes parties impliquées. Les responsables algériens ont insisté sur l’importance d’une approche intégrée associant accompagnement technique, formation des cadres locaux et transfert de savoir-faire afin de permettre au partenaire tchadien de bénéficier pleinement de l’expérience algérienne dans le domaine énergétique. Depuis plusieurs années, Sonelgaz multiplie les initiatives de coopération en direction des pays africains, capitalisant sur l’expérience acquise par l’Algérie dans la production, le transport et la distribution de l’électricité. Grâce à des infrastructures modernes et à un savoir-faire reconnu, le groupe énergétique algérien ambitionne désormais de devenir un acteur de référence sur le marché africain de l’énergie.
Ce projet au Tchad intervient également dans un contexte continental marqué par une forte demande en infrastructures énergétiques. Plusieurs pays africains cherchent aujourd’hui à renforcer leurs capacités de production électrique afin de soutenir leur croissance économique, améliorer les conditions de vie des populations et accélérer leur industrialisation. À travers cette coopération, l’Algérie confirme son engagement en faveur d’une intégration africaine fondée sur les partenariats stratégiques et les échanges de compétences. Le projet de centrale électrique de N’Djamena ne se limite pas à une simple réalisation technique : il constitue également un symbole du rapprochement économique entre les deux pays et de la volonté commune de bâtir des relations durables basées sur la confiance et l’intérêt mutuel. Dans les milieux économiques et énergétiques africains, cette initiative est perçue comme une nouvelle illustration du rôle grandissant de l’Algérie dans les dynamiques de développement continental. Grâce à ses capacités industrielles, son expertise technique et sa vision stratégique, le pays entend renforcer davantage sa présence en Afrique et contribuer activement aux grands projets de modernisation du continent.
Abed MEGHIT
