La Banque islamique de développement : 39 centres d’excellence désormais au cœur de la coopération Sud-Sud

dknews
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L’Algérie franchit une nouvelle étape dans la valorisation de son expertise nationale sur la scène internationale.

La Banque islamique de développement a officiellement retenu 39 centres de ressources et d’excellence algériens dans le cadre de son initiative dédiée au renforcement de la coopération Sud-Sud et au partage des compétences entre les pays membres.

Une reconnaissance stratégique qui met en lumière le potentiel scientifique, technique et institutionnel dont dispose l’Algérie dans plusieurs secteurs clés du développement.

L’annonce a été faite à Alger lors de la présentation officielle du rapport relatif à la cartographie des centres de ressources et d’excellence en Algérie, en présence du ministre des Finances et gouverneur de l’Algérie auprès du Groupe de la Banque islamique de développement, Abdelkrim Bouzred, ainsi que de représentants de plusieurs institutions nationales et partenaires internationaux, notamment la Banque africaine de développement et des agences relevant du système des Nations unies.

Ce rapport stratégique, élaboré par un cabinet d’études algérien mandaté par la Banque islamique de développement, constitue la première cartographie structurée de ce type réalisée en Algérie.

Il a permis d’identifier les principales capacités nationales d’expertise dans quatre secteurs stratégiques majeurs : l’industrie, l’énergie et les mines, les infrastructures, le capital humain et l’innovation, ainsi que la résilience et le développement durable.

À l’issue d’un processus d’évaluation rigoureux fondé sur des critères techniques et institutionnels stricts, trente-neuf institutions et organismes algériens ont été officiellement classés comme centres de ressources et d’excellence susceptibles d’être mobilisés dans le cadre de projets de coopération internationale et de développement menés par la Banque islamique de développement et ses partenaires.

Cette sélection repose sur la qualité des expériences accumulées par ces institutions ainsi que sur leurs capacités à accompagner les pays membres de la BID dans leurs stratégies de développement.

Les centres retenus disposent d’un savoir-faire reconnu dans des domaines à forte valeur ajoutée et seront appelés à jouer un rôle actif dans les programmes de transfert de compétences et de renforcement des capacités au profit des pays du Sud.

Les résultats de cette cartographie révèlent l’existence d’un potentiel national particulièrement important dans plusieurs secteurs stratégiques.

Ils confirment également la capacité de l’Algérie à exporter son expertise technique et institutionnelle et à contribuer activement aux dynamiques internationales de coopération et de développement.

Cette reconnaissance internationale constitue un signal fort quant à la place croissante qu’occupe l’Algérie dans les mécanismes de coopération Sud-Sud.

Elle ouvre également de nouvelles perspectives aux institutions nationales en matière d’internationalisation de leurs compétences, de développement de partenariats techniques et d’intégration dans les réseaux internationaux d’expertise.

Selon le ministère des Finances, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la dynamique lancée lors des réunions annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement organisées en Algérie en 2025.

Ces rencontres avaient notamment été marquées par le lancement officiel d’une plateforme consacrée à la promotion de la coopération Sud-Sud et au partage des expériences entre les pays membres.

Dans son intervention, le ministre des Finances Abdelkrim Bouzred a souligné l’importance stratégique de cette initiative, estimant qu’elle représente un outil structurant permettant de valoriser les compétences nationales et de renforcer la présence de l’Algérie dans les grandes dynamiques internationales de développement.

Le responsable a insisté sur le fait que cette démarche traduit également l’évolution du positionnement de l’Algérie, qui aspire désormais à devenir non seulement un bénéficiaire des programmes internationaux de développement, mais également un acteur contributeur capable de partager son expérience et son expertise avec d’autres pays partenaires.

Cette cartographie pourrait par ailleurs être élargie à l’avenir à d’autres institutions et secteurs stratégiques, permettant ainsi de renforcer davantage le rayonnement de l’expertise algérienne à l’échelle régionale et internationale.

À travers cette reconnaissance de la Banque islamique de développement, l’Algérie consolide son ambition de s’imposer comme un pôle régional de compétences et d’innovation capable d’accompagner les transformations économiques et sociales des pays du Sud dans un esprit de solidarité, de partenariat et de développement partagé.

Abed MEGHIT

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