SECTEUR MINIER : Soixante ans après la nationalisation,une relance stratégique portée par des projets d’envergure

dknews
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Soixante ans après la décision historique de nationalisation du secteur minier, annoncée le 6 mai 1966 par le président Houari Boumediene, l’Algérie amorce une nouvelle phase de développement marquée par une dynamique d’investissement sans précédent et la concrétisation de projets structurants.

À l’époque, cette décision avait permis de reprendre le contrôle de ressources stratégiques jusque-là exploitées par des intérêts étrangers, dans un contexte hérité de la période coloniale.
Elle avait également conduit à la création de la Société nationale de recherches et d’exploitations minières, marquant le début d’une politique volontariste de valorisation des richesses nationales.
Aujourd’hui, le secteur minier connaît un regain d’intérêt, porté par une vision stratégique visant à en faire un levier de diversification économique.
Sous l’impulsion des autorités, des investissements importants ont été engagés pour moderniser les infrastructures et développer de nouveaux projets. Parmi les réalisations majeures figure la mise en service de la ligne ferroviaire reliant Gara Djebilet à Béchar via Tindouf, une infrastructure de 950 kilomètres inaugurée récemment par le président Abdelmadjid Tebboune.
Ce projet, réalisé dans un délai record, illustre la volonté de connecter les zones minières du Grand Sud aux réseaux logistiques nationaux.
Dans le même élan, l’exploitation de la mine de zinc et de plomb de Tala Hamza-Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, a été lancée, avec des perspectives de production importantes et la création de centaines d’emplois directs.
Par ailleurs, le projet intégré de phosphate de Bled El Hadba, à Tébessa, connaît une avancée notable, avec l’ambition de positionner l’Algérie parmi les principaux exportateurs mondiaux d’engrais.
Ces projets s’accompagnent d’un renforcement du cadre institutionnel, avec l’adoption de nouvelles dispositions juridiques destinées à améliorer l’attractivité du secteur.
La création d’un ministère dédié aux industries minières traduit également l’importance accordée à ce domaine stratégique.
En parallèle, les industries de transformation des matières premières connaissent un essor significatif, contribuant à la création de valeur ajoutée et à la réduction de la dépendance aux exportations brutes.
Ainsi, six décennies après la nationalisation, le secteur minier apparaît plus que jamais comme un pilier du développement économique, porté par une vision ambitieuse et des projets concrets appelés à redessiner le paysage industriel du pays.

Par Abed Meghit

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