Le Centre international des conférences Abdelatif-Rahal à Alger a abrité, hier, l’ouverture
des travaux de la troisième conférence internationale consacrée au rôle du contrôle de
constitutionnalité dans la protection des droits et des libertés, un thème d’une actualité
brûlante dans un monde en quête d’équilibres juridiques durables.
Cette rencontre d’envergure réunit des magistrats, des experts et des universitaires venus d’Algérie et de plusieurs pays, témoignant de l’intérêt croissant pour les mécanismes constitutionnels comme rempart des droits fondamentaux.
Placée sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, cette conférence s’inscrit dans une dynamique désormais bien ancrée, traduisant la volonté des autorités de faire du droit constitutionnel un levier central de consolidation de l’État de droit.
Dans une allocution adressée aux participants et lue en son nom par la présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Leila Aslaoui, le chef de l’État a mis en exergue la portée de cet événement, soulignant qu’il reflète le dynamisme du système juridique national et son ouverture sur les expériences internationales.
Au-delà de sa dimension académique, cette rencontre se veut un espace d’échange et de réflexion sur les meilleures pratiques en matière de justice constitutionnelle. Les débats portent notamment sur les mécanismes de contrôle juridictionnel, les garanties offertes aux citoyens et les moyens de renforcer l’effectivité des droits dans les différents systèmes juridiques comparés.
Le président de la République a rappelé que la tenue régulière de ce type de rencontres traduit un engagement clair envers le peuple algérien : celui de bâtir un État fondé sur la primauté de la Constitution et la suprématie de ses dispositions. Il a insisté sur la nécessité de garantir une protection effective des droits et des libertés, considérée comme un pilier essentiel de la légitimité des institutions.
Dans ce contexte, la justice constitutionnelle apparaît comme un instrument déterminant pour assurer l’équilibre des pouvoirs et prévenir toute atteinte aux droits fondamentaux.
Elle constitue également un espace de dialogue entre les institutions et les citoyens, renforçant ainsi la confiance dans le système judiciaire.
Le président de la République a également souligné que cet engagement trouve ses racines dans l’histoire nationale, notamment dans la Déclaration du 1er Novembre 1954, qui a posé les fondements d’un État démocratique et social.
Cette référence historique confère à la démarche actuelle une dimension symbolique forte, inscrivant la protection des droits dans la continuité des luttes pour la souveraineté.
Les travaux de cette conférence, qui s’étalent sur trois jours, devraient déboucher sur des recommandations concrètes visant à renforcer les mécanismes de contrôle de constitutionnalité et à promouvoir une culture juridique plus inclusive et plus protectrice des libertés.
Par Abed MEGHIT
