Le Centre des études andalouses de la wilaya de Tlemcen a organisé, dimanche, une journée d’étude intitulée « La diversité ludique en Algérie comme espace de production de sens et de symboles culturels », mettant en lumière l’importance de préserver ce patrimoine culturel populaire face au développement du numérique et des technologies modernes.
Le directeur du Centre national de recherches en préhistoire, anthropologie et histoire, Slimane Hachi, a indiqué lors de son intervention que le dossier des jeux de réflexion sur plateau, comprenant notamment les jeux « Kharbga », « Mankaz » et « Dama », fait partie des dossiers déposés le 31 mars 2026 pour leur inscription sur la liste représentative de l’UNESCO, dans le cadre d’un dossier conjoint impliquant 13 pays arabes sous la conduite de l’Algérie.
De son côté, Turki Ahmed, de l’Université de Chlef, a souligné que « les technologies modernes menacent la disparition de ces jeux de réflexion sur plateau », appelant à la création de passerelles de coopération entre plusieurs secteurs, notamment la culture, l’éducation et la jeunesse, afin de réhabiliter ce patrimoine à travers sa pratique effective.
Pour sa part, le directeur de recherche à l’annexe de Tlemcen du même centre, El Hilali Brahim, a évoqué les difficultés rencontrées par les chercheurs de terrain dans la collecte des données relatives à ces jeux, ainsi que leur impact social et culturel sur les pratiquants.
Le chercheur au Centre national de recherches en préhistoire, anthropologie et histoire, Bouselb Abdelmadjid, a estimé que « les jeux de réflexion ont su préserver leur existence malgré les évolutions technologiques et continuent d’être pratiqués dans certaines villes, zones rurales et cafés », soulignant la possibilité de leur revalorisation à travers l’organisation d’activités dans les milieux de jeunesse par des associations et l’Union nationale des sports et jeux traditionnels.
Cette journée d’étude a été marquée par des communications portant sur certains jeux de réflexion sur plateau tels que « Kharbga », « Mankaz » et le jeu « El Hisab », ainsi que par l’organisation d’une exposition de zellige et de jeux traditionnels populaires, en plus d’ateliers vivants dédiés au patrimoine culturel immatériel.
Dans l’après-midi, une rencontre patrimoniale a été programmée autour des arts de la couture et de la broderie liés à la « blousa » de Tlemcen.
La directrice du Centre des études andalouses, Zakia Litim, a précisé que cette initiative vise à mettre en valeur les traditions de la ville de Tlemcen liées à la préparation de la mariée, ainsi qu’à réhabiliter certaines coutumes locales anciennes telles que « Echarq », une cérémonie d’accueil des pèlerins, accompagnée de musique populaire des « fqirates » et d’un défilé de vêtements traditionnels anciens de Tlemcen.
Tlemcen : Journée d’étude sur la diversité ludique en Algérie et sa protection contre la disparition
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