L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté mardi sur la lenteur des progrès dans la lutte contre les virus des hépatites B et C, responsable de 1,34 million de décès dans le monde en 2024.
Selon le rapport mondial de l’OMS sur l’hépatite 2026, la transmission des hépatites B et C, responsables à elles seules de 95% des décès liés aux hépatites dans le monde, se poursuit à un rythme élevé, avec plus de 4.900 nouvelles infections chaque jour, soit 1,8 million par an.
« Les pays doivent agir plus rapidement pour intégrer les services de prise en charge de l’hépatite B et C dans les soins de santé primaires et pour atteindre les communautés les plus touchées », a déclaré dans un communiqué Tereza Kasaeva, directrice du département Hépatite à l’OMS.
Le rapport relève toutefois certains progrès réalisés depuis 2015, soulignant que les nouvelles infections ont reculé de 32% dans la lutte contre ces maladies, avec notamment une baisse de 32% pour l’hépatite B, et 8% pour l’hépatite C.
Les décès liés à l’hépatite C ont diminué de 12% , tandis que ceux liés à l’hépatite B ont augmenté de 17%, une infection virale qu’il est possible de prévenir grâce à des vaccins.
En 2024, la couverture vaccinale mondiale pour la troisième dose atteignait 84%.
En revanche, seulement 45% des nouveau-nés ont reçu la dose à la naissance, pourtant essentielle pour éviter la transmission mère-enfant.
« Ce rapport montre que les progrès sont trop lents et inégaux.
Nombre de personnes demeurent non diagnostiquées et sans traitement, en raison de la stigmatisation, de la fragilité des systèmes de santé et de l’inégalité d’accès aux soins », souligne le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.
« Pourtant, nous disposons des outils pour éliminer l’hépatite comme menace pour la santé publique.
Il est urgent d’accélérer massivement la prévention, le dépistage et l’accès aux traitements », a-t-il ajouté.
L’OMS mène un exercice simulant une nouvelle pandémie
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a organisé un exercice de deux jours, intitulé « Polaris II », visant à simuler une épidémie mondiale d’une maladie dangereuse fictive auquel ont participé 26 pays et 600 experts, a indiqué lundi l’agence onusienne dans un communiqué.
L’exercice consiste à tester la préparation des pays face « aux pandémies et autres grandes situations d’urgence sanitaire », a précisé l’OMS. Les participants à la simulation devaient « mettre en oeuvre leur structure de coordination des actions d’urgence et travailler dans un environnement réaliste, en échangeant des informations, en coordonnant les politiques et en mobilisant le personnel ».
Selon l’organisation, les pays participants représentaient toutes les régions de l’OMS.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a précisé à ce propos, que « la coopération mondiale n’était pas une option, mais une nécessité absolue ».
En 2025, l’OMS avait déjà mené des exercices similaires de deux jours.
Lors de la simulation « Polaris I », des représentants de quinze pays ont affronté un virus fictif baptisé « variole du mammouth », découvert dans le pergélisol arctique.
