Des spécialistes et chercheurs ont appelé, lundi à Blida, à l’adoption d’un régime alimentaire équilibré, considéré comme un moyen essentiel pour prévenir les effets du stress oxydatif sur la santé.
Intervenant lors d’un colloque national intitulé « Le stress oxydatif dans un monde en mutation : santé, environnement et innovations multidisciplinaires », organisé par la faculté des sciences de la nature et de la vie, département biologie, de l’Université Blida1, les participants ont indiqué que ce phénomène résulte d’un déséquilibre entre radicaux libres et antioxydants dans l’organisme, favorisant l’apparition de maladies chroniques telles que les pathologies cardiovasculaires, les cancers et les troubles neurologiques.
Ils ont, à ce titre, insisté sur la nécessité de renforcer les comportements préventifs, notamment à travers une alimentation saine et un mode de vie équilibré.
La présidente du colloque, Pr. Leïla Saâdi, a souligné que le stress oxydatif est fortement influencé par les habitudes de vie, notamment une alimentation déséquilibrée, la sédentarité et la pollution environnementale.
Elle a également plaidé pour une approche multidisciplinaire associant recherche scientifique et sensibilisation, afin de réduire ce phénomène, en misant sur l’amélioration du mode de vie, la protection de l’environnement et l’apport des avancées technologiques en matière de diagnostic et de traitement.
De son côté, la nutritionniste Amel Kennane a préconisé l’adoption d’un régime riche en antioxydants, privilégiant fruits et légumes frais, céréales complètes et fruits secs, tout en limitant les produits transformés et les graisses saturées.
Elle a souligné que l’alimentation saine, associée à une activité physique régulière, contribue efficacement à atténuer l’impact des facteurs environnementaux nocifs, notamment dans un contexte de changements climatiques et de pollution.
Les participants ont, par ailleurs, mis en avant des innovations biotechnologiques et thérapeutiques dédiées à la prévention et au traitement, ainsi que le rôle de l’intelligence artificielle et des technologies numériques dans l’amélioration du diagnostic précoce et des stratégies de prévention.
Ce colloque de deux jours, dont le programme comporte plus de 100 communications d’enseignants, doctorants et chercheurs de divers établissements universitaires, a constitué un espace d’échange scientifique et de renforcement de la coopération.
Il s’inscrit dans le cadre des efforts de l’université visant à promouvoir la recherche, encourager l’innovation et renforcer l’ouverture académique sur les différentes problématiques scientifiques d’actualité, notamment celles à l’intersection des domaines de la santé, de l’environnement et des biotechnologies, a indiqué le vice-recteur chargé de la prospective, Hocine Aït Saàdi, lors de l’ouverture des travaux.
Appel à l’adoption d’un régime alimentaire équilibré pour prévenir le stress oxydatif (rencontre)
Leave a Comment
