Espagne : Démantèlement de deux réseaux de trafic d’êtres humains et de drogue en lien avec le Maroc

dknews
5 Min Read

La police espagnole a démantelé deux réseaux criminels actifs dans le trafic d’êtres humains et de drogue entre le Maroc et l’Andalousie, dans le cadre d’une opération qui a conduit à l’arrestation de 24 personnes, ont rapporté des médias espagnols.

Selon les enquêtes, la police nationale a pu identifier au moins 38 traversées maritimes illégales, au cours desquelles environ un millier de migrants ont été transportés à bord d’embarcations rapides depuis le Maroc vers les côtes espagnoles, notamment dans les régions d’Almeria et de Grenade.
Les données montrent que les deux réseaux criminels étaient liés, partageant la même infrastructure logistique, notamment les bateaux, les ateliers de maintenance et les entrepôts de stockage, en plus de faciliter le transport de drogues et d’armes.
Au cours de cette opération, qui a mobilisé la police nationale espagnole ainsi que des agences européennes, dont Europol, les autorités ont saisi 23 embarcations, dont des vedettes rapides utilisées pour le trafic de drogue, des bateaux pneumatiques à moteur et des bateaux de plaisance, ainsi que quatre carabines à air comprimé, deux fusils de calibre 12, deux armes blanches prohibées et un drone.
De plus, les autorités ont confisqué trois remorques, quatre véhicules haut de gamme, plus de 80.885 euros en espèces, 65 bidons d’essence, une tonne de tabac à narguilé, 25 kg de plants de cannabis et cinq kg de têtes de cannabis.
Par ailleurs, les personnes arrêtées font face à de lourdes accusations, notamment l’organisation de l’immigration irrégulière, le trafic de drogue, la contrebande, la falsification de documents, l’appartenance à une organisation criminelle, ainsi que d’autres infractions liées à la sécurité publique et aux vols.
Les enquêtes ont également précisé que ces réseaux opéraient en coordination avec des organisations criminelles internationales, notamment au Maroc, organisant le transport des migrants contre des sommes allant de 10.000 à 15.000 euros par personne, dans des conditions extrêmement dangereuses. De nombreux réseaux de trafic de drogue ont été démantelés au cours de ces derniers mois dans plusieurs pays européens, notamment l’Espagne, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants en provenance du Maroc, premier producteur mondial de haschisch et source principale d’approvisionnement pour le marché européen.

L’affaire du tunnel de Ceuta devant la Cour suprême en Espagne Coup dur pour la mafia marocaine du haschich

L’affaire du « tunnel secret » servant à transporter des ballots de haschich entre le Maroc et l’Espagne a été portée devant la Cour suprême espagnole, portant ainsi un coup dur aux réseaux mafieux marocains du narcotrafic écumant les pays voisins, au moment où la Garde civile a saisi une quantité de 800 kg de haschich en provenance du Maroc. Selon des médias espagnols, la Garde civile a arrêté lundi une femme alors qu’elle s’apprêtait à franchir le poste frontière de Tarajal séparant Ceuta du Maroc avec environ 800 kg de haschisch, cachés dans le camping-car qu’elle conduisait.
Après une inspection approfondie du véhicule, les agents ont découvert un compartiment caché, spécialement conçu pour le transport de drogue et, à l’intérieur, ils ont trouvé de nombreux ballots contenant environ 800 kg de haschisch.
Dans la foulée de cette saisie spectaculaire, les autorités espagnoles ont décidé de porter l’affaire du tunnel secret découvert, fin mars, devant la Cour suprême, sur fond d’appréhensions quant à la non coopération de la justice marocaine, comme déjà constaté dans des affaires précédentes avec l’Espagne ou d’autres pays. De toute évidence, le Makhzen étant à l’origine des réseaux du narcotrafic.
Pour rappel, la police espagnole avait découvert, le 31 mars 2026, un vaste tunnel souterrain comptant plusieurs niveaux et équipé de rails et de wagons servant à transporter des ballots de haschich entre le Maroc et l’Espagne, à Ceuta, selon le ministère espagnol de l’Intérieur. Suite à quoi, le juge d’instruction près le Tribunal national espagnol a décidé de l’ouverture d’une enquête préliminaire, en attendant l’avis du Parquet sur la compétence juridique et les procédures à suivre dans cette affaire.
Cette décision a été prise après que le Tribunal de Ceuta ait confié le dossier à l’instance judiciaire centrale, au vu de la nature des crimes liés au narcotrafic transnational et à la constitution d’un réseau criminel.

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *