Face aux défis récurrents liés à l’approvisionnement des marchés et à la volatilité des prix, les autorités publiques multiplient les initiatives pour instaurer une régulation plus efficace du commerce des produits de large consommation.
Dans ce cadre, la ministre du Commerce intérieur, Amel Abdellatif, a engagé une série de consultations visant à améliorer l’organisation du marché des fruits et légumes.
La réunion tenue récemment avec les mandataires-grossistes opérant au sein des marchés relevant de la société Magros s’inscrit dans cette démarche.
En présence de représentants de Union générale des commerçants et artisans algériens, les échanges ont permis d’aborder les préoccupations majeures de la filière, notamment celles liées à la distribution, à la transparence des circuits commerciaux et à la stabilité des prix.
Cette approche participative témoigne d’une volonté de rapprocher l’administration des acteurs de terrain, afin de mieux cerner les réalités du secteur et d’élaborer des solutions adaptées.
L’objectif affiché est clair : garantir un approvisionnement régulier des marchés tout en renforçant la performance globale de l’activité commerciale.
Dans cette perspective, la ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre le travail au sein d’ateliers sectoriels, qui permettront d’approfondir la réflexion et de formuler des propositions concrètes.
Ces mécanismes de concertation visent également à instaurer une meilleure coordination entre les différents intervenants de la chaîne d’approvisionnement.
Les efforts engagés s’inscrivent dans une stratégie plus large de suivi et de régulation du marché national.
Depuis le début de l’année 2026, plusieurs réunions ont été organisées dans le cadre du dispositif de veille chargé de surveiller les flux d’approvisionnement et d’anticiper les déséquilibres éventuels.
Cette vigilance continue constitue un élément clé pour prévenir les pénuries et limiter les fluctuations excessives des prix.
Par ailleurs, la coordination avec Agence algérienne de promotion de l’investissement, dirigée par Omar Rekkache, ouvre de nouvelles perspectives en matière d’investissement dans les infrastructures de stockage, de transformation et de distribution.
Ces projets, s’ils sont menés à terme, devraient contribuer à moderniser le secteur et à renforcer sa résilience face aux aléas économiques.
À travers cette démarche globale, les pouvoirs publics entendent instaurer un climat de confiance entre les différents acteurs du marché, tout en assurant la disponibilité des produits de base pour les consommateurs.
Une ambition qui, au-delà des enjeux économiques, répond à une exigence sociale majeure.
Abed MEGHIT
