La concrétisation de la souveraineté alimentaire nationale franchit une nouvelle étape avec l’intensification des efforts de coordination entre les secteurs de l’énergie et de l’agriculture.
À Alger, le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a tenu une réunion de travail avec son homologue de l’Agriculture, Yacine El-Mahdi Oualid, consacrée à l’état d’avancement du raccordement des grands projets agricoles aux réseaux d’électricité et de gaz dans les wilayas du Sud.
Cette rencontre stratégique s’inscrit dans le cadre des orientations fixées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à soutenir les investissements agricoles structurants et à garantir leur intégration optimale dans le tissu économique national.
Elle a réuni, outre les deux ministres, des responsables du groupe Sonelgaz, ainsi que des cadres techniques des deux départements ministériels.
Au cœur des discussions, l’examen détaillé de plusieurs projets d’envergure appelés à transformer durablement le paysage agricole saharien.
Parmi eux, les initiatives portées par Baladna dans la production de lait en poudre, le groupe Cevital dans la filière de la betterave sucrière, ainsi que le projet du groupe italien BF dédié à la production céréalière. Les exposés techniques présentés ont mis en évidence les avancées significatives réalisées sur le terrain, tout en soulignant les défis à relever pour accélérer la cadence de raccordement.
L’enjeu est de taille : assurer un approvisionnement énergétique fiable et durable à ces projets, condition indispensable à leur rentabilité et à leur contribution effective à la sécurité alimentaire du pays. Dans ce contexte, les échanges ont porté sur l’identification de solutions concrètes et opérationnelles visant à réduire les délais d’exécution, à lever les contraintes techniques et à renforcer la synergie entre les différents acteurs impliqués.
L’objectif est clair : faire du Sud algérien un véritable pôle agricole intégré, capable de répondre aux besoins nationaux tout en valorisant les potentialités locales.
Cette dynamique traduit une volonté politique affirmée de rompre avec les modèles traditionnels et de promouvoir une agriculture moderne, adossée à des infrastructures énergétiques performantes.
Elle s’inscrit également dans une vision globale de développement durable, où l’investissement productif et l’innovation constituent les leviers essentiels de la croissance.
Par Abed Meghit
