Réuni sous la présidence du Premier ministre Sifi Ghrieb, le Gouvernement a examiné, lors de sa séance du 8 avril 2026, une série de dossiers stratégiques traduisant une volonté affirmée de modernisation multisectorielle et de consolidation des fondements de l’État.
Cette réunion, marquée par une densité de thèmes abordés, s’inscrit dans une dynamique globale visant à adapter les politiques publiques aux exigences contemporaines en matière de sécurité, de santé publique, de cohésion sociale et de transformation numérique.
Au cœur des débats, un projet de décret exécutif consacré à la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes a retenu une attention particulière.
Ce texte, en cohérence avec la stratégie nationale 2025-2029, ambitionne de renforcer les dispositifs de prévention et de répression, tout en introduisant une approche participative inédite.
En effet, il prévoit l’octroi d’incitations financières et matérielles aux citoyens contribuant à l’identification ou à l’arrestation des auteurs d’infractions liées à la drogue.
Une orientation qui traduit la volonté des pouvoirs publics d’impliquer l’ensemble de la société dans ce combat crucial contre un fléau aux ramifications multiples.
Dans le domaine de la santé, le Gouvernement s’est penché sur un projet de réglementation encadrant les compléments alimentaires destinés à la consommation humaine.
Inspiré des standards internationaux établis par les organismes onusiens spécialisés, ce texte vise à combler un vide juridique en fixant des normes strictes relatives à la composition, aux doses autorisées et aux conditions de mise sur le marché de ces produits.
L’objectif est clair : protéger la santé des citoyens face aux risques liés à la prolifération de produits non conformes ou insuffisamment contrôlés.
Par ailleurs, une communication consacrée à l’enseignement coranique a mis en lumière l’importance de ce pilier culturel et spirituel dans la société algérienne.
Avec plus d’un million d’apprenants encadrés par des dizaines de milliers d’enseignants, ce secteur connaît une expansion notable.
Face à cette évolution, les autorités entendent structurer davantage cette activité à travers des mécanismes de régulation adaptés, tout en intégrant les outils numériques afin de moderniser les méthodes pédagogiques et de renforcer l’attractivité de cet enseignement auprès des jeunes générations.
Enfin, la réunion a abordé un dossier stratégique lié aux télécommunications, portant sur la désactivation progressive des réseaux 2G et 3G à l’horizon 2029.
Cette transition vers des technologies plus avancées, notamment la 4G et la 5G, s’inscrit dans une logique d’optimisation des ressources et d’amélioration des performances du réseau national.
Elle s’accompagne d’un dispositif réglementaire visant à encadrer le marché des téléphones mobiles et à prévenir les risques liés à la cybercriminalité.
À travers ces décisions, le Gouvernement réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance proactive, capable d’anticiper les défis et de mettre en œuvre des solutions adaptées aux mutations rapides du monde contemporain.
Abed MEGHIT
